Dernières notes pour la compagnie musicale Jo Bithume d'Angers

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 16/09/2014 à 12H29
La fin de Jo Bithume

La fin de Jo Bithume

© France 3

La compagnie angevine attend pour le 24 septembre la liquidation judiciaire. L’histoire de cette compagnie, musicale joyeuse et déjantée, créée en 1999, reflète bien les difficultés financières et artistiques du spectacle de rue aujourd’hui. Rideau définitivement tiré fin décembre

Reportage : Eric Aubron, Gwenaël Rihet et Sophie Goubil

https://videos.francetv.fr/video/NI_151947@Culture

En 15 ans, Jo Bithume aura parcouru des milliers de kilomètres en France et ailleurs comme Arkhangelsk ou Hong-Kong et donné plus de 400 représentations. Mais voilà, pour les 18 musiciens, comédiens ou saltimbanques, le spectacle va s’arrêter. La compagnie sera mise en liquidation judiciaire le 24 septembre. La faute à tout le monde, la faute à personne.
Avant la dernière...

Avant la dernière...

© France 3
La vie de troupes comme celles-ci n‘est pas facile. Il faut trouver un lieu d’hébergement donc des loyers et donc des subventions soumises aux bonnes relations avec les pouvoirs publics. Il faut aussi des spectacles. Ambitieux pour attirer du monde mais pas trop pour qu’ils restent accessibles financièrement parlant. Par exemple, "Far West 2007" n’a été joué que deux fois ! Et il faut bien sûr de la trésorerie, elle-même très dépendante des spectacles. La compagnie affichait 40.000€ de déficit fin 2013.
Pour toutes ces raisons, Jo Bithume tire sa révérence à la fin de l’année.
Adieu le trac des coulisses avant le spectacle

Adieu le trac des coulisses avant le spectacle

© France 3
"Nous allons essayer de rebondir" espère Pierre-Yves Sourice, le gérant qui se dit sans doute que sa troupe qui s‘est déjà restructurée en 2009 pourrait peut-être le faire de nouveau. En créant une nouvelle compagnie.
Ambiance déjantée sur scène

Ambiance déjantée sur scène

© France 3
En attendant, Jo Bithume était présent au festival Acroche-Cœurs à Angers. Il y avait, comme toujours, de la joie et de l’ambiance mais aussi… un peu d’émotion comme à chaque dernière. Mais cette fois, the show will not go on !