Stéphane Guillon est Modigliani au théâtre de l'Atelier : "J'ai une formation classique"

Par @Culturebox
Mis à jour le 03/10/2017 à 11H59, publié le 03/10/2017 à 09H50
Stéphane Guillon interprète Modigliani au théâtre de l'Atelier

Stéphane Guillon interprète Modigliani au théâtre de l'Atelier

© France 3 / Culturebox / capture d'écran

Plus connu comme humoriste que comme comédien, Stéphane Guillon revient à ses premières amours, le théâtre, avec "Modi", de Laurent Seksik, qui nous plonge dans la vie tumultueuse d'Amedeo Modigliani. A voir au théâtre de l'Atelier, à Paris, à partir du 10 octobre.

De Montmartre à Montparnasse, "Modi" nous plonge dans le Paris foisonnant du début du XXe siècle. Picasso, Matisse, Apolinnaire et Modigliani : toute une génération d'artistes qui ont marqué les deux quartiers bohèmes et créatifs du début du XXe siècle. L'auteur Laurent Seksik s'intéresse à la fin de vie tragique du peintre Modigliani. Stéphane Guillon interprète l'artiste, mort à 35 ans de la tuberculose. 

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On connait Stéphane Guillon pour ses billets d'humeur, ses interventions parfois musclées à la télévision, ses spectacles d'humour et parfois les polémiques qui succèdent à certaines de ses déclarations. "Je suis quelqu'un qui assume tout ce qu'il dit, je n'ai pas besoin de faire oublier quoi que se soit". Et c'est avec toute son énergie et son talent de comédien - il a suivi une formation classique de théâtre - qu'il se prépare à monter sur les planches du théâtre de l'Atelier avec "Modi", qui retrace les dernières années de la vie de Modigliani. "C'est le moment où il va avoir du succès, et il ne va pas du tout en profiter, car il meurt à 35 ans de la tuberculose. Et Jeanne Hébuterne, sa femme, se défenestre quelques jours après sa mort, enceinte de 9 mois de leur deuxième enfant". 

Une histoire de passion

Une histoire d'amour fou, de passion, qui a déjà inspiré d'autres auteurs, dans des livres ou au cinéma. "C'est l'histoire d'un homme qui est bourré de contradictions, de fragilité. Il peut être à la fois insupportable, colérique, violent. Il a brûlé sa vie, car il fallait absolument souffrir pour créer". Mais la pièce n'est pas tragique assure le comédien, il y a même des moments très drôles. Habitué à être seul sur scène, il a particulièrement apprécié le travail en équipe, notamment avec les trois autres comédiens qui partagent l'affiche avec lui, Geneviève Casile, Sarah Biasini et Didier Brice.