Le tableau "La mort de Marat" au coeur d'une intrigue théâtrale déambulatoire à Reims

Par @Culturebox
Mis à jour le 19/01/2018 à 17H41, publié le 18/01/2018 à 14H46
Devant "La mort de Marat"

Devant "La mort de Marat"

© France 3 Culturebox capture d'écran

Avec "Marat collection", le musée des Beaux-Arts de Reims nous invite à une déambulation théâtrale dans ses salles d'exposition. Deux comédiens, l'un jouant un visiteur aveugle et l'autre une visiteuse l'aidant à découvrir les œuvres partent à la recherche du tableau de David "La mort de Marat". La mise en scène est signée Ewa Kraska.

La pièce mise en scène par Ewa Kraska avec la compagnie Itek dure 25 minutes. Un groupe de visiteurs du musée des Beaux-Arts de Reims suit deux autres visiteurs. Mais ceux-là sont des comédiens. Un homme et une femme. Lui est aveugle et s'est pris de passion pour une oeuvre en particulier, "La mort de Marat". Le célèbrissime tableau de David représente le cadavre de Jean-Paul Marat, le révolutionnaire assassiné le 17 juillet 1793 dans sa baignoire par la jeune Charlotte Corday.

Cette oeuvre dont l'original est à Bruxelles, a été copiée à quelques exemplaires dans les ateliers de David par ses élèves. L'une de ces copies figure dans les collections du musée rémois. L'amateur d'art non voyant est guidé dans le musée par une visiteuse de bonne volonté qui lui explique les tableaux devant lesquels passe le duo. Les deux protagonistes sont suivis par les visiteurs-spectateurs de "Marat Collection". Une manière hors du commun d'obtenir des informations sur les oeuvres du musée, tout en bénéficiant d'une autre oeuvre, théâtrale cette fois.

Reportage : France 3 Champagne-Ardenne S. Julien / H. Rami  / Y. Mesnil / E. Mansuy

Détour par le Japon

Le spectacle "Marat Collection", inspiré de "Dans le musée de Reims", un récit de l’Italien Daniele del Giudice, est proposé sur réservation, notamment aux collèges mais aussi aux groupes de visiteurs. Il marque le retour de "La mort de Marat", prêté pendant six mois à un musée japonais. Ewa Kraska a accompagné le tableau au pays du soleil levant et adapté la pièce en japonais. Une manifestation qui entrait dans le cadre du jumelage entre Reims et la ville de Nagoya.