Grève à la Comédie-Française : la première de "La Locandiera" annulée

Par @Culturebox
Mis à jour le 28/05/2018 à 18H51, publié le 28/05/2018 à 18H02
Le bâtiment de la Comédie française, site Richelieu à Paris.

Le bâtiment de la Comédie française, site Richelieu à Paris.

© Photo12 / Gilles Targat/ AFP

La Comédie-Française tentait lundi de trouver une issue pour mettre fin à une grève "illimitée" d'une partie des techniciens. Ce mouvement a provoqué l'annulation d'une première, celle de "La Locandiera" et de ses premières représentations, a indiqué lundi la direction.

La grève ne concerne que la salle Richelieu

Le mouvement de grève, entamé le 22 mai, porte "sur plusieurs revendications dont l'une uniquement liée au service machinerie", précise le théâtre public.

Le "préavis de grève illimité" avait été déposé par deux syndicats de la Comédie-Française et concerne uniquement la Salle Richelieu (862 places), et pas les deux autres salles du théâtre (le Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre).

Le patron de la Comédie-Française, Eric Ruf, a affirmé souhaiter "une sortie rapide à cette crise", dans le communiqué.

La direction a précisé avoir proposé "une mesure salariale générale à l'ensemble du personnel, sans distinction de service, d'ancienneté ou de grade", alors que les grévistes réclament une "mesure catégorielle".

La première de "La Locandiera" annulée et deux représentations données sans décor

Prévue samedi, la première d'une nouvelle production de "La Locandiera", du dramaturge italien du 18e siècle Carlo Goldoni avec une mise en scène par Alain Françon, a dû être annulée, ainsi que les premières représentations.

Les représentations de "L'Éveil du printemps" de Frank Wedekind et de "Poussière" de Lars Norén ont été données mais sans le décor du spectacle. 

Ce n'est pas la première fois que la Comédie-Française, considérée comme le plus vieux théâtre encore actif au monde, est secoué par des grèves.

En 2012, un mouvement de grève avait provoqué l'annulation des premières représentations de "La Trilogie de la Villégiature", également de Carlo Goldoni et signée Alain Françon.