Du mime Marceau à Buster Keaton, le clown Thomas Monckton invente le récital de piano muet

Par @Culturebox
Mis à jour le 07/11/2017 à 10H17, publié le 03/11/2017 à 14H39
"The Pianist" par le clown Thomas Monckton au 13e art théâtre de Paris 

"The Pianist" par le clown Thomas Monckton au 13e art théâtre de Paris 

© France 3 / Culturebox

Il est fasciné par les plus grands, Buster Keaton, Charlie Chaplin ou encore le mime Marceau, mais lorsqu'il entre en scène c'est tout son être qui s'empare de l'espace. Thomas Monckton est au 13e Art Théâtre de Paris jusqu'au 12 novembre avec "The Pianist" : un récital unique, burlesque et surtout muet.

Après avoir joué à guichet fermé dans les plus grands festivals à travers le monde, Thomas Monckton pose son piano pour la première fois à Paris. Seul en scène, ce génie du burlesque, entre Buster Keaton et Charlie Chaplin, compose une symphonie visuelle d’une virtuosité et d’une folie pure. 

Reportage : P. Sorgues / V. Chareyre / S. Wislin 

https://videos.francetv.fr/video/NI_1112705@Culture


Sur l’idée d’un récital de piano, d’un cérémonial musical, Thomas Monckton livre une performance physique menée tambour battant. Ce mime acrobate débordant d’imagination a pour seul décor un grand rideau, un lustre et un piano noir… Derrière le rideau des formes étranges s’agitent, une main apparaît, puis un pied, une jambe et enfin tout le corps. Surgit alors un pianiste dégingandé, vêtu d’une queue de pie, le cheveu hirsute et le regard hagard. S’engage alors une lutte perpétuelle avec les objets. 

Originaire de Nouvelle-Zélande, Thomas Monckton a plusieurs cordes à son arc. Dans la vie comme sur scène, il saute d'une discipline à l'autre tel un funambule à l'équilibre faussement précaire. En un tour de magie, le clown se transforme en acrobate pour devenir mime. Deux fils rouges à tous ses spectacles : l'autodérision et la poésie.
The Pianist © France 3 / Culturebox

Encensé par la critique internationale, Thomas Monckton parcourt le monde avec "The Pianist", même le public chinois l'acclame. Mais c'est à Paris, à l'école internationale de théâtre Jacques Lecoq qu'il a complété son art. Digne héritier de Charlie Chaplin et de Buster Keaton, il élargit ses références en découvrant le mime Marceau. "Je l'ai vu et j'ai senti que je pouvais le faire", affirme-t-il avec son accent anglo-saxon.