Niels Arestrup est Winston Churchill dans Skorpios au loin : "Incarner, sans chercher à imiter"

Publié le 01/10/2018 à 17H02
Winston Churchill (Niels Arestrup) et Greta Garbo (Ludmila Mikaël) : une rencontre au sommet.

Winston Churchill (Niels Arestrup) et Greta Garbo (Ludmila Mikaël) : une rencontre au sommet.

© France 3 / Culturebox - capture d'écran

Dans "Skorpios au loin" à l'affiche du Théâtre des Bouffes Parisiens, Niels Arestrup et Ludmila Mikaël s'attaquent à deux monuments historiques. Ils incarnent le Premier ministre britannique Winston Churchill et l'actrice Greta Garbo. Sur le plateau de France 3 Paris-Ile de France, ils expliquent comment ils ont abordé ces rôles de personnages légendaires.

Juillet 1959, Winston Churchill et Greta Garbo embarquent sur le yacht d’Aristote Onassis pour une croisière jusqu’à l’île privée de Skorpios. Autour de ce fait historique, l’auteur Isabelle Le Nouvel a imaginé les dessous de cette rencontre au sommet entre deux des plus grandes personnalités du XXe siècle. Dans la pièce, Niels Arestrup est Winston Churchill. "C’était un fan absolu de Greta Garbo", précise le comédien, "il avait vu tous ses films !" 

L’intrigue, qui se déroule sur le pont du bateau l’espace d’une nuit, est la confrontation entre le vieux lion, au crépuscule de sa vie mais toujours combattant et une étoile en train de s'éteindre : depuis une vingtaine d’années, Garbo ne tourne plus. "Après un échec commercial – La femme aux deux visages - elle s’est arrêtée", explique Ludmila Mikaël. "C’est un renoncement que Winston Churchill, lui qui s'est toujours battu, ne peut accepter. Il pense que les artistes ont un devoir moral, qu'ils ne peuvent pas abandonner le public d'une certaine manière."

Ils avaient tout pour se rencontrer.

Ludmila Mikaël, comédienne
Malgré leurs différences, sociales notamment (Garbo était la fille d’un balayeur suédois alors que Churchill est issu de l’une des plus grandes familles britanniques), les deux personnages se découvrent une intimité, des ressemblances liées notamment à une enfance marquée par la dureté et la violence. "Ils  avaient tout pour se rencontrer", confirme Ludmila Mikaël pour qui incarner la Divine est un véritable défi : "on oublie et on se lance !" Niels Arestrup renchérit : "Tous les deux on était inquiets, un peu apeurés parce que ce sont des personnages tellement forts, tellement puissants, tellement mythiques… mais on a pris le parti de les incarner sans chercher à les imiter".