Julien Cottereau, le digne héritier du mime Marceau

Par @Culturebox
Mis à jour le 24/02/2018 à 12H36, publié le 24/02/2018 à 12H22
Le mime Julien Cottereau sur scène à Londres en 2012 

Le mime Julien Cottereau sur scène à Londres en 2012 

© AFP/ADRIAN DENNIS

Depuis Marcel Marceau, l'image des mimes est tombée en désuétude. Pourtant, cet art redevient à la mode ! De retour d'une tournée dans le monde entier, la star du moment s'appelle Julien Cottereau. Son spectacle "Imagine-toi" est à découvrir sur la scène du théâtre des Mathurins, à Paris, jusqu'au 8 avril prochain.

Décédé en 2007, Marcel Marceau, qui avait acquis une notoriété planétaire, a porté l'art du mime à un niveau inégalé. Aujourd'hui, si cet art de magie comique peut sembler un peu défraîchi, il n'en est rien en vérité. Voici le nouveau petit prince du mime : Julien Cottereau.

Issu du Cirque du Soleil, Julien Cottereau, 48 ans, est de retour à Paris avec "Imagine-toi".  Après plus de 13000 représentations dans le monde entier, il présente au public parisien ce spectacle sans parole, poétique et tendre, qu'il a lui-même écrit. Sur scène, il aime jouer avec les gens en faisant appel à leurs sens et leur imagination.  Et les embarquer dans un monde virtuel où l'invisible devient visible.

Reportage : Medhi Weber 
L'art du mime retrouve une deuxième jeunesse grâce à son côté intemporel. De nombreux jeunes artistes reprennent le flambeau et les compagnies se multiplient. Mais savoir mimer, cela s'apprend comme à l'École internationale du mime, basée en région parisienne. 

Extrait du spectacle "Imagine-toi" de Julien Cottereau - 1h20 
Imagine-toi de Julien Cottereau
Sur scène, aucun décor, aucun artifice, aucun accessoire. Juste un personnage au physique incertain, mélange d'un Buster Keaton, d'un Pierrot Lunaire et d'un Pinocchio.  Absurde, tendre et naïf, habillé de pantalons trop courts et coiffé d'un drôle de châpeau, ce garçon commence à balayer la scène quand il découvre qu'il est observé. Un spectacle universel qui s'adresse à ce que l'humanité a de plus beau : l'enfance.