Jugnot père et fils au théâtre : le premier dans "La raison d'Aymé", le second dans "Moi papa ?"

Par @Culturebox
Mis à jour le 22/01/2018 à 13H03, publié le 22/01/2018 à 12H59
Gérard et Arthur Jugnot, invités de 20h30 le dimanche de Laurent Delahousse

Gérard et Arthur Jugnot, invités de 20h30 le dimanche de Laurent Delahousse

© France 3 / Culturebox / capture d'écran

Gérard Jugnot est l'un des acteurs français les plus populaires. En ce début d'année, il revient à sa première passion, le théâtre, dans "La raison d'Aymé" d'Isabelle Mergault. Arthur, lui, a longtemps évité de marcher dans les pas de son père, mais a été rattrapé par la passion. Et aujourd’hui, tout un symbole, il joue sa nouvelle pièce, "Moi papa ? " au théâtre du Splendid.

Gérard Jugnot était l'invité de Laurent Delahousse pour évoquer sa riche carrière. De ses débuts avec ses camarades du Splendid à sa dernière pièce avec Isabelle Mergault, retour sur la vie extraordinaire d'un homme ordinaire. Rejoint sur le plateau par son fils Arthur, il parle aussi de cette filiation et de leur désir commun de travailler ensemble. 

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Le vertige d'exister

Comme la plupart des gens très drôles dans leur métier, Gérard Jugnot est un inquiet dans la vie. Une mélancolie et de multiples questions existentielles qui l'ont poussé à faire ce métier. "C'est un vertige d'exister qui m'a fait essayer de trouver un sens à la vie. Le rire a été un truc formidable pour moi, une thérapie". 

La passion du théâtre

L'actualité de Gérard Jugnot en ce début d'année est au théâtre des Nouveautés. Il met en scène et joue dans la pièce "La raison d'Aymé", écrite par son amie Isabelle Mergault. Dans cette comédie, il incarne Aymé, fou amoureux d’une jeune femme. Il ne voit pas qu'elle ne s'intéresse qu'à son argent et qu'elle veut même le faire tuer pour hériter. Incarnée par Isabelle Mergault, sa raison débarque pour tenter de lui ouvrir les yeux.

La vie extraordinaire d'un homme ordinaire

Gérard Jugnot a 44 ans de carrière derrière lui, 110 films, de nombreuses pièces de théâtre, d'innombrables succès... et il semble tellement normal. Son physique "normal" lui a d'ailleurs permis de faire carrière. Il avoue avoir beaucoup joué là-dessus à ses débuts, sur cette apparence assez banale du "Français moyen", qui lui a permis d'obtenir de nombreux rôles. Le succès, les rencontres, la vie sur les plateaux de tournage, Gérard Jugnot apprécie toujours autant et n'est pas blasé. C'est d'ailleurs quelque chose qu'il ne supporte pas chez certains de ses collègues. "Il n'y a rien de pire que les acteurs ou les artistes qui ont réussi et qui sont aigris. C'est affreux, moi je trouve ça extrêmement déprimant et triste pour eux". 

De père en fils

Arthur Jugnot est par la force des choses un "fils de", mais cela ne se voit pas. Il semble avoir hérité de son père, outre son talent pour la comédie, le sens de la simplicité. Il a longtemps hésité à faire le même métier que son père, mais lui aussi s'épanouit au théâtre. Et, hasard de la vie, c'est au théâtre du Splendid qu'il joue sa dernière pièce "Moi papa ?". Il raconte qu'il a modifié le titre de la pièce qui devait s'appeler "Papa" car il craignait que les gens pensent qu'il s'agissait d'une pièce sur son père. En fait, le spectacle concerne tous les pères et leurs petits travers. Il y a beaucoup d'amour mais aussi de pudeur entre le père et le fils. Forcément, le fils a été influencé par le père. Mais chacun fait sa route. Se retrouver sur la même scène, ils aimeraient beaucoup. Mais pas pour faire n’importe quoi. Ils veulent trouver la bonne pièce mais ne veulent pas faire un coup médiatique. Ils attendent le coup de cœur.