Clémentine Célarié en mère courage dans "Darius" : "C'est un spectacle d'exception"

Publié le 18/07/2018 à 13H50
Clémentine Célarié sur le plateau du Grand Soir 3 pour la pièce "Darius"

Clémentine Célarié sur le plateau du Grand Soir 3 pour la pièce "Darius"

© France 3 / Culturebox

Clémentine Célarié poursuit l'aventure de "Darius" aux cotés de Dominique Pinon sur la scène de la Comédie des Champs Elysées jusqu'au 29 juillet 2018. Dans cette pièce écrite par Jean-Benoit Patricot et mise en scène par Anne Bouvier, elle incarne une mère qui va offrir des voyages olfactifs à son fils gravement malade.

Après avoir joué "Darius" avec Pierre Cassignard, Clémentine Célarié reprend avec le même enthousiasme la pièce aux côtés de Dominique Pinon. "C'est un spectacle d'exception!", se réjouit-elle. 

Invitée du Grand Soir 3 la comédienne évoque la pièce et son rôle.  Elle incarne une mère combative dont le fils de 19 ans est atteint d’une maladie dégénérative. Elle va tout faire pour lui apaiser ses souffrances et lui offrir les seuls voyages qu'il peut encore faire par le biais du parfum et des odeurs. 

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Le parfum : l'autre personnage central de "Darius"

Dans "Darius",  le jeune homme ne peut plus communiquer que par le toucher et l'odorat. Sa mère va donc décider de faire appel à un créateur de parfum, "un nez". Elle lui propose une mission presque impossible  et lui demande de créer des senteurs particulières évoquant les souvenirs de voyage de Darius. De Rome à Venise en passant par Rochefort, le spectateur visite même l'univers interstellaire de "Star Wars" ! " Darius offre une aventure olfactive extraordinaire, lumineuse et envoûtante.
Darius Clémentine Célarie

© Xavier Robert

Apaiser les souffrances 

La pièce de Jean Benoît Patricot célèbre le pouvoir évocateur du parfum, véritable machine à souvenirs sans aucun pathos. "Il y a un trésor chez les personnes très malades qui vivent dans la douleur et qui développent une vibration incroyable", confie la comédienne très investie auprès des handicapés et qui a côtoyé des patients atteints de la maladie de Charcot. "On ne peut pas se plaindre et ça, ça me plait" dit-elle avec entrain.

L'odeur de mon enfance

Interrogée sur ses propres souvenirs d'enfance, Clémentine Célarié répond immédiatement : "Le hachis parmentier de ma maman!" puis elle évoque aussi l'odeur du Gabon, du Sénegal et du Cameron où elle a vécu. "Quand on ouvrait la porte de l'avion il y avait cette odeur de l'Afrique", se souvient-elle.