Le Festival de la fiction de La Rochelle fête la francophonie pour ses 20 ans

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/09/2018 à 15H49, publié le 10/09/2018 à 15H42
Affiche du festival de la Fiction de la Rochelle

Affiche du festival de la Fiction de la Rochelle

© DR

Le 20e festival de la fiction audiovisuelle de la Rochelle, du 12 au 16 septembre, récompensera pour la première fois une fiction francophone étrangère et débattra de la mutation du paysage audiovisuel français, "inéluctable", face à une concurrence désormais sans frontières.

Plus de 35.000 spectateurs et 2.200 professionnels sont attendus jusqu'à dimanche pour découvrir 42 oeuvres inédites françaises et internationales, sélectionnées en compétition. Les projections sont gratuites. Parmi les stars attendues : Louise Bourgoin, Muriel Robin, Alix Poisson, Armelle Deutsch, Yves Rénier, Hélène de Fougerolles, Audrey Fleurot, Hippolyte Girardot, Thibault Montalembert et Valérie Mairesse.

C"est la comédienne belge Marie Gillain qui présidera le jury de cette 20e édition. Elle sera entourée du scénariste Baya Kasmi, du comédien Bruno Debrandt, la compositrice Audrey Ismaël, du réalisateur Christophe Lamotte et du producteur Jean-Benoît Gillig. Le jury décernera seize prix parmi les oeuvres en compétition lors de la cérémonie de clôture.

Vingt-cinq oeuvres françaises inédites, choisies par le comité de sélection présidé par Yves Bigot, patron de TV5Monde, seront en compétition : sept téléfilms, quatre mini-séries, quatre séries de 52 minutes, cinq séries de 26 minutes, et cinq séries web et digitales.

Le public de La Rochelle pourra notamment découvrir en avant-première les deux premiers épisodes de la troisième saison de "Dix pour cent" (France 2) avec Camille Cottin et Thibault de Montalembert, et la première de "Balthazar" (TF1) avec Tomer Sisley et Hélène de Fougerolles.

Fictions francophones

Dix fictions européennes, dont trois téléfilms et sept séries, seront en lice : deux belges, trois norvégiennes, deux tchèques, une allemande, une britannique, et une finlandaise. Le festival explorera pour la première fois le territoire francophone international, avec la compétition francophone étrangère avec une sélection de six séries, dont trois québecoises, une togolaise, une ivoirienne et une congolaise, et un téléfilm suisse.

En parallèle, un "Rendez-vous de la création francophone" a été annoncé par Stéphane Strano, président du festival, qui entend donner "aux professionnels francophones les moyens de mettre en action notre puissance langagière" en direction des territoires francophones mais aussi européens. Les grands diffuseurs, producteurs, distributeurs européens, "à la recherche de projets internationaux en langue française" pourront y rencontrer les producteurs et créateurs francophones, a fait valoir le président.

"Dans le même bateau"

Autre rendez-vous attendu dans le contexte de la future réforme de l'audiovisuel public, un débat que doit introduire la ministre de la Culture Françoise Nyssen. Y sont annoncés, les dirigeants des chaînes françaises Delphine Ernotte (France TV), Gilles Pelisson (TF1), Nicolas de Tavernost (M6), Maxime Saada (Canal+), Régine Hatchondo (Arte France) et les représentants de la filière (producteurs, SACD, CNC, CSA). Cette réforme de l'audiovisuel devrait être prête pour la fin de l'année.

"Compte tenu de la concurrence à laquelle le festival de la Rochelle, festival historique de la profession, est aujourd'hui confronté, il est important qu'il s'y passe des choses significatives", a déclaré Yves Bigot, qui animera le débat. "L'intérêt pour le festival, c'est effectivement que ces sujets y soient débattus, soit les avis s'ajoutent les uns aux autres, soit ils s'entrechoquent mais l'idée est qu'il y ait un échange confraternel", a-t-il poursuivi. "On est cette année plus que jamais tous dans le même bateau". "Nous nous situons dans une période où il faut impérativement se poser les bonnes questions", a-t-il ajouté. "L'arrivée des plateformes chamboule tout, ce n'est ni français ni européen, il n'y a pas moyen de mettre des frontières quelque part", a-t-il souligné, parlant d'une mutation "inéluctable"