Canneseries : la série espagnole "Félix" ouvre la compétition

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox
Publié le 09/04/2018 à 09H26
Mi Hoa Le et Leonardo Sbaraglia, les héros de la série "Félix", à Cannes, à Cannes le 8 avril 2018

Mi Hoa Le et Leonardo Sbaraglia, les héros de la série "Félix", à Cannes, à Cannes le 8 avril 2018

© David Nivière / SIPA

La compétition officielle de la première édition du festival international Canneseries a formellement débuté dimanche au Palais des festivals à Cannes avec la projection de "Félix", série espagnole en lice aux côtés de neuf autres séries internationales.

Un public nombreux était venu applaudir dimanche matin, dans la salle Lumière, le cinéaste catalan Cesc Gay ("Truman") accompagné du comédien argentin Leonardo Sbaraglia qui incarne le héros de "Félix", et de l'actrice Mi Hoa Lee qui est la mystérieuse Julia dans la série présentée en ouverture de la compétition de la première édition de Canneseries.
 
A la fois comédie et drame policier, cette série en six épisodes, diffusée par Movistar en Espagne, est "inclassable", selon l'auteur et réalisateur Cesc Gay, qui souligne toutefois "l'influence du cinéma d'Alfred Hitchcock" sur son travail.
"Félix", série de Cesc Gay, le trailer

Un écrivain romantique plongé dans une énigme inquiétante
Son héros, Félix, est un écrivain argentin, plutôt naïf, installé en Andorre pour se rapprocher de son fils né d'une aventure d'un soir huit ans plus tôt. Cet homme romantique est à la recherche de Julia, une Chinoise dont il est tombé éperdument amoureux le temps d'une nuit. Son enquête innocente le plonge bientôt au coeur d'une énigme inquiétante.
 
C'est un thriller beaucoup plus sombre qui a marqué l'après-midi, "The Typist", écrit par Nina Grosse pour la chaîne publique allemande ZDF et présenté en première mondiale à Cannes.
 
Freya Becker, interprétée par Iris Berben, est une dactylo, sexagénaire qui travaille pour la section "homicides" à la police et consigne les interrogatoires, obsédée par la disparition inexpliquée de sa fille onze ans plus tôt.
 
"Les personnages sombres étaient jusque-là exclusivement masculins, (...) cela m'a fait un plaisir fou", a confié à la presse la créatrice de la série.
Le trailer de la série "Killing Eve", de Phoebe Waller-Bridge

Des série américaine, israélienne, mexicaine, italienne, norvégienne

En soirée était prévue la projection de "Killing Eve" en première mondiale. Cette série d'espionnage américaine en huit épisodes (BBC America) créée par Phoebe Waller-Bridge ("Fleabag") fait la part belle aux héroïnes féminines avec, dans les rôles principaux, Sandra Oh ("Grey's Anatomy) et Jodie Comer ("Doctor Foster").
 
Elle devait être suivie de la série israélienne " When Heroes Fly " (Keshet Broadcasting), également en première mondiale et créée par Omri Givon ("Hostages").
 
Les autres séries en lice, la mexicaine "Aquí en la tierra", l'italienne "Il Cacciatore" (Rai 2), l'israélienne"Miguel" (Hot), la norvégienne "State of Happiness" (NRK1), la sud-coréenne "Mother" (TvN) et la belge "Undercover" (Eén) seront projetées d'ici mardi.
 
Le jury, présidé par Harlan Coben, décernera mercredi, lors de la cérémonie de clôture, les prix de la musique, du scénario, d'interprétation, le prix spécial d'interprétation, et enfin celui de la meilleure série.