L'opérette "Mam'zelle Nitouche" du compositeur Hervé bientôt à Broadway

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox
Mis à jour le 01/01/2019 à 14H18, publié le 01/01/2019 à 14H14
Représentation au Grand Théâtre de Tours de Man'zelle Nitouche, 2018

Représentation au Grand Théâtre de Tours de Man'zelle Nitouche, 2018

© GUILLAUME SOUVANT / AFP

"Mam'zelle Nitouche", opérette du compositeur Hervé jouée à Tours pour les fêtes de fin d'année, sera sur les planches à Broadway au printemps 2019, a indiqué lundi le metteur en scène Pierre-André Weitz.

"Mam'zelle Nitouche est l'une des pièces les plus jouée en Russie. En France, elle a complétement disparu. Et pourtant, c'est notre patrimoine", souligne M. Weitz, heureux à l'idée de se produire au printemps prochain dans un théâtre new-yorkais. "Mam'zelle Nitouche, comédie-vaudeville, est à l'origine des opérettes en France. L'opérette a donné naissance aux comédies musicales. Pour les producteurs américains, c'est l'origine de l'origine", a-t-il ajouté.
Mam'zelle Nitouche (Hervé) - Trailer

Des représentations prévues à Lausanne, Avignon, Toulouse et Paris

Créée au Théâtre des Variétés à Paris, le 26 janvier 1883, cette opérette en trois actes et quatre tableaux, produite par la compagnie Bru Zane France, a été jouée à Limoges, Montpellier, Rouen et Tours en 2018. Des représentations sont prévues à Lausanne, Avignon, Toulouse et Paris en 2019. 

Au casting, on retrouve la soprano Lara Neumann ou le dramaturge Olivier Py, directeur du festival d'Avignon et ami de Pierre-André Weitz. Il se distingue dans différents rôles : en mère supérieure au caractère bien trempé ou en planton benêt de la caserne où se perd Mam'zelle Nitouche.

"Ce répertoire est une spécificité française. A l'époque, c'était comme un blockbuster. Offenbach a occulté Hervé qui était très transgressif pour son temps. Les américains seront fous de ce spectacle", a déclaré à l'AFP Olivier Py.

Mam'zelle Nitouche compte sur scène 13 comédiens-chanteurs-danseurs pour une cinquantaine de rôles. Chaque artiste joue au moins un rôle d'homme et un rôle de femme. A Tours, ils ont été accompagnés par les 42 musiciens de l'Orchestre Symphonique Région Centre Val de Loire-Tours. La mise en scène est prétexte à une succession de tableaux frénétiques et débridés. On y croise des nonnes plus ou moins crédules, des saltimbanques et des militaires en goguette. Pierre-André Weitz joue avec la carte postale de la France heureuse : le bleu-blanc-rouge, le french cancan et même un coq, présent sur scène, et qui chante trois fois durant le spectacle.

Les quatre représentations se sont toutes tenues à guichets fermés au Grand Théâtre de Tours.