Jean-Michel Ribes fête ses 10 ans au Rond-Point : carton plein

Par @Culturebox
Mis à jour le 19/06/2013 à 15H35, publié le 25/06/2012 à 13H01
Jean-Michel Ribes, directeur du Théâtre du Rond-Point

Jean-Michel Ribes, directeur du Théâtre du Rond-Point

© David Koskas/AFP

Depuis 2002 Jean-Michel Ribes a réveillé la Belle endormie pour en faire un lieu de création bouillonnant et "branché" qui affiche un taux de remplissage insolent de 85%. 2000 manuscrits d'auteurs vivants reçus chaque année, 3 salles, une librairie, un restaurant, il y a au théâtre du Rond-point tout ce qu'il faut pour qu'on s'y sente bien.

Il faut voir Ribes, capitaine de navire ou plutôt hôtesse accueillant tous les soirs les spectateurs comme des amis (250 000 chaque année). Des spectateurs qui savourent la variétés des propositions, des pièces dites classiques (de François Rollin  ou Sébastien Thiéry à l'allemand Falk Richter ) aux spectacles de cirque (Les clowns russes Semianyki, le Cirque Invisible de Victoria Chaplin et Jean-Baptiste Thierrée). Ribes réussit même à attirer les stars, Pierre Arditi, Sophie Marceau, Nathalie Baye, Jacques Gamblin ou François Morel. S'ils perdent ici en salaire, ces têtes d'affiches gagnent en liberté.

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https://videos.francetv.fr/video/NI_483537@Culture

Auteur, comédien, réalisateur, scénariste, le saltimbanque n'hésite pas à mettre en scène ses propres créations : "Musée haut, Musée bas" ou "René L'énervé, un opéra bouffe antisarkozyste. Ribes n'a jamais caché son soutien à François Hollande.

Son théâtre, il veut aussi en faire un forum. Chaque semaine des débats sur la culture ou sur l'actualité sont organisés. Ribbes ne craind ni le scandale, ni la polémique, cet automne le "Golgota Picnic" de l'Argentin Rodrigo Garcia a mobilisé catholiques intégristes et forces de polices, mais aucune représentation n'a été annulée. Et lorsque le trublion Ribes est aspergé d'excréments à Nancy par des intégristes, sa réponse est cinglante : "Je n'ai pas peur, ils sont ridicules".

Des projets, Ribes en a plein la tête, bien au delà de son mandat qui court jusqu'en 2016.