Plainte pour injure raciale : Nicolas Bedos se défend

Par @Culturebox
Mis à jour le 09/01/2013 à 16H47, publié le 09/01/2013 à 16H29
Le chroniqueur et écrivain Nicolas Bedos.

Le chroniqueur et écrivain Nicolas Bedos.

© Thomas Samson / AFP

Poursuivi pour injures raciales par un collectif antillais après la publication de deux chroniques sur le site internet de "Marianne", le chroniqueur et humoriste Nicolas Bedos s'est déclaré, mercredi sur France Info, "peiné que des gens n'arrivent pas à comprendre le degré zéro du second degré".

Trois expressions ont fait froncer le sourcil du collectif CollectifDom : dans la chronique intitulée "Indolence insulaire" (publiée en décembre 2012), il retient les expressions "enculé de nègre" et  "indolence insulaire" et dans celle titrée "Un voyage en Chirac" (publiée elle aussi en décembre 2012), il vise l'expression "autochtones oisifs".

Ces expressions employées par Nicolas Bedos "ne peuvent être justifiées par  l'humour car l'humour n'autorise en aucune façon l'injure raciale", note dans sa plainte l'association.

"Je fais la critique des colons, des békés et des bourrins"
"Il faut apprendre à lire un papier qui est l'inverse exactement de ce qu'ils ont compris. Ca me fait de la peine que des gens n'arrivent pas à  comprendre le degré zéro du second degré", s'est insurgé l'humoriste, assurant  qu'il a écrit "une satire du touriste gros con facho qui vient justement dans les îles pour se dorer la couenne".

"Toutes les expressions pour lesquelles on m'attaque, sont des expressions dans la bouche du personnage dont je fais la critique, pour mieux le dénoncer",  a ajouté Nicolas Bedos.
 "Je demande juste qu'on me laisse faire mon boulot qui va dans le sens des  gens qui viennent de m'attaquer. Dans ce papier, je fais la critique des  colons, des békés et des bourrins".

L'humoriste estime encore "qu'il est temps une bonne fois pour toutes que l'on fasse le procès de ces associations qui n'ont rien d'autre à foutre que  d'emmerder des comiques, des rigoleurs, des amuseurs et des Molière de supérettes".

La plainte avec constitution de partie civile a été déposée à Paris auprès du doyen des juges d'instruction. Il reviendra au tribunal de trancher le débat  sur le caractère ou non d'injure raciale des expressions employées.