Jonathan Lambert se rit des dictateurs dans son one-man show "Looking for Kim"

Par @Culturebox
Publié le 02/04/2018 à 19H23
Jonathan Lambert aime les personnages outranciers. Pour lui, les dictateurs se prêtent au spectacle.

Jonathan Lambert aime les personnages outranciers. Pour lui, les dictateurs se prêtent au spectacle.

© France 3 Culturebox (capture d'écran)

Peut-on rire des dictateurs ? Assurément oui, selon Jonathan Lambert ! Dans son one-man show "Looking for Kim", le comédien et humoriste passe en revue une cinquantaine de despotes, morts ou encore vivants, à l’image du leader nord-coréen. Le sujet était délicat mais dans ces personnages outranciers, Lambert a trouvé matière à faire rire.

Néron, Staline et les autres

Invité du journal de France 3 Paris Ile-de-France, Jonathan Lambert raconte comment enfant, il avait été sidéré un jour en regardant un documentaire sur Hitler et la Seconde guerre mondiale où l’on voyait le Führer, haranguer la foule dans une de ses célèbres diatribes. "Sorti de son contexte, je n’arrivais pas à imaginer que ce soit quelque chose de sérieux, de grave, car le type est burlesque, guignolesque" explique l’humoriste. 

"Chez les dictateurs, il y a toujours eu cette part de spectacle que ce soit dans le look, l’expression, les mises en scène".


D'où l'idée de  faire un parallèle entre cette forme de spectacle qui n'est pas fait pour faire rire et un one-man show. Jonathan Lambert a donc choisi une cinquantaine de dictateurs qui ont marqué l'Histoire, de Néron à Staline, de Bokassa à Fidel, de Kadhafi à Hitler, tout en se focalisant sur une vingtaine d’entre eux, dont le leader actuel de la Corée du Nord, Kim Jong-un. Pour l’humoriste, Cette dynastie est fascinante car elle est la seule à avoir régné sur trois générations.

https://videos.francetv.fr/video/NI_1213249@Culture

Archives et anecdotes

Faire rire sur les dictateurs requiert malgré tout beaucoup de sérieux. Jonathan Lambert s’est plongé dans les images d’archives, les biographies et les documents historiques pour cerner ces personnages, leurs parcours et relever des anecdotes sur lesquelles il s’est ensuite appuyé pour construire son one-man show. "Le moins qu’on leur doit, c’est de se foutre de leur gueule, c’est le minimum !" ajoute t-il en souriant. 
Affiche Jonathan Lambert "Looking for Kim" © DR

Un goût certain pour l'outrance

Que Jonathan Lambert consacre un spectacle à ces personnages outranciers n’a rien de surprenant. "Je n'ai pas le talent pour écrire sur la normalité, je vais plutôt chercher des choses bizarres, singulières, proches de la folie" confie ce quarantenaire, père de trois enfants et réputé pour être très posé et courtois dans sa vie privée.

Après un passage au cours Florent et au Conser­va­toire d’art drama­tique de Paris puis des débuts dans l’émission de Jean-Pierre Coffe ("C’est tout Coffe" - 1994), Jonathan Lambert s’est fait connaître du grand public en endossant le costume de personnages complètement déjantés dans des émissions diffusées sur Comédie, sur Canal+, France Télévisions et TMC. Au fil des années, il s’est glissé dans la peau de Damien Baïzé, Blue Michou, Rémi le Primeur, M. Pringle, Louis de Sallière Dacier ou encore Gérard Depardieu, Christine Boutin ou Eric Zemmour.
 

En 2007, Jonathan Lambert monte pour la première fois sur scène pour un one-man-show, "L’homme qui ne dort jamais", suivi cinq ans plus tard du spectacle "Perruques !". Il a également tourné dans plusieurs longs-métrages : "Je préfère qu’on reste amis" (2004), "Palais Royal" (2005), "L’amour dure trois ans" (2012) et "Dépres­sion et des potes" (2012).On l'a aussi vu au théâtre en 2011 dans la pièce "Le Début de la fin".

Les prochaines dates de "Looking for Kim" :

Enghien-les-Bains 6 avril
Longjumeau 7 avril
Le Trianon à Paris 10 avril
Clamart 13 avril