Dieudonné : rassemblement de soutien devant son théâtre

Par @Culturebox
Mis à jour le 29/12/2013 à 12H13, publié le 29/12/2013 à 12H11
Rassemblement de soutien à Dieudonné, devant son fief du Théâtre de la Main d'Or à Paris, au soir du 28 décembre 2013

Rassemblement de soutien à Dieudonné, devant son fief du Théâtre de la Main d'Or à Paris, au soir du 28 décembre 2013

© Pierre Andrieu / AFP

Environ 200 personnes se sont rassemblées samedi soir à Paris en soutien à l'humoriste controversé Dieudonné, dont le ministre de l'Intérieur Manuel Valls veut interdire les spectacles, a rapporté une journaliste de l'AFP.

"On doit laisser un humoriste s'exprimer", a commenté Jean-Pierre Landreau, venu parmi d'autres soutenir "Dieudo" devant son théâtre rue de La Main d'or (XIe), non loin de la Bastille, qui était encadré par un important dispositif policier. Interdire ses spectacles est "entièrement injuste", estime-t-il. "Valls, au lieu de s'occuper de Dieudonné, il devrait s'occuper de sécurité", a-t-il estimé.

Des "quenelles" et des mots doux
Les soutiens de Dieudonné, qui faisaient la queue pour entrer au théâtre de la Main d'Or, dans lequel se produit l'artiste, ont fait le geste de la "quenelle", créé par Dieudonné. Ce geste est interprété par ses détracteurs comme un salut antisémite. Or, pour les soutiens de l'humoriste, il s'agit d'un bras d'honneur inversé contre le système.

"François la sens-tu ? Qui se glisse dans ton cul, la quenelle", a chanté la foule, à l'adresse du président François Hollande, tandis que certains reproduisaient le geste. Ont fusé des slogans tels que "Dieudonné président", "Valls démission" ou encore "Vive la Palestine". Certains exhibaient un ananas, en référence à la chanson "Shoah nanas" de Dieudonné, parodie de la chanson "Chaud cacao" d'Annie Cordy. Quant aux journalistes présents, ils ont été copieusement hués et insultés.

Un mouvement "extrêmement taquin"
"C'est un mouvement qui est extrêmement taquin. Je suis allé au spectacle et c'est pacifique", a nuancé Claire, 28 ans. "Je suis critique par rapport à certains de ses propos mais il a le droit de le dire", estime la jeune femme.

Tijani Oukhai, 27 ans, est lui aussi venu pour défendre "la liberté d'expression". "Ce n'est pas sur les juifs qu'il tape, c'est sur les sionistes", plaide le jeune homme, qui considère que "ce n'est pas normal qu'on ne puisse pas taper sur une partie de la population".