Une gourde chinoise du XVIIIe siècle vendue 4,1 M EUR aux enchères

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox
Mis à jour le 10/06/2018 à 17H14, publié le 10/06/2018 à 17H13
Une gourde chinoise du XVIIIe siècle vendue 4,1 M EUR aux enchères près de Tours, juin 2018
	 

Une gourde chinoise du XVIIIe siècle vendue 4,1 M EUR aux enchères près de Tours, juin 2018

 

© GUILLAUME SOUVANT / AFP

Une gourde en porcelaine, ayant appartenu à l'empereur chinois du XVIIIe siècle Qianlong, a été adjugée pour 4,1 millions d'euros à un acheteur français lors d'une vente aux enchères dimanche au château d'Artigny, près de Tours.

Avec les frais, la vente se monte à 5,089 millions d'euros, selon le commissaire priseur Philippe Rouillac, qui a parlé d'une vente "historique et légendaire". Mise à prix à 500.000 euros, la gourde, qui porte la marque carrée de l'empereur Qianlong (1736-1795), quatrième empereur de la dynastie mandchoue des Qing, a été adjugée en une dizaine de minutes. "C'est une Française (représentant l'acheteur au téléphone, ndlr) qui a battu 17 Chinois venus du monde entier pour récupérer leur patrimoine national", a souligné Me Rouillac. "Il y avait deux gourdes comme ça au monde donc elle n'avait pas de prix", a-t-il ajouté.

Une des deux gourdes de l'empereur Qianlong, "l'homme le plus puissant de son époque"

Selon la spécialiste des arts d'Extrême-Orient Alice Jossaume, c'est l'une des deux gourdes de l'empereur Qianlong, "l'homme le plus puissant de son époque", qui existent dans le monde. L'autre gourde similaire avait été vendue pour 1,8 million d'euros chez Sotheby's à Hong Kong en avril 2016.

Cette gourde va "aller dans l'appartement parisien d'un collectionneur", a indiqué Me Rouillac, précisant qu'elle pourrait "peut-être être prêtée au musée Guimet", musée national des arts asiatiques à Paris. Elle possède les huit symboles bouddhiques (bajixiang) dans des pétales de lotus stylisés. La gourde a été découverte par hasard par Me Rouillac, venu effectuer mi-avril une expertise dans un château du Val de Loire. Le regard du commissaire-priseur est attiré par cette gourde ronde, posée sur la commode du salon. D'environ cinquante centimètres de hauteur, elle est en porcelaine émaillée vert céladon, avec des motifs de fleurs, bleu et blanc.

Selon Me Rouillac, la gourde a vraisemblablement été ramenée par "un descendant de la famille (qui) était officier d'état-major de la Marine royale en mission en mer de Chine dans les années 1842-1847".