Premier dimanche de balade dans les jardins de l'Elysée

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 28/10/2012 à 17H55
Les jardins de l'Elysée, en septembre 2012

Les jardins de l'Elysée, en septembre 2012

© T.Samson / AFP

Sous un beau soleil automnal, des centaines de promeneurs ont franchi dimanche les grilles de l'Elysée pour découvrir un des plus grands jardins fermés de Paris, dont François Hollande a décidé d'ouvrir les portes au public chaque fin de mois.Ils ont foulé les allées et la pelouse de ce parc d'un hectare et demi, jouxtant les Champs Elysées.

Avec l'ouverture des jardins, François Hollande veut "montrer qu'il est ici grâce et avec les Français" et leur permettre d'approcher "le plus haut lieu de décision de l'Etat", a indiqué une conseillère du président. 

Livre en main, Patrick Petitjean, jardinier de 57 ans, "passionné de nature", regrette tout de même que les noms des arbres ne soient pas mieux signalés. Le jardin, jadis à la Française avant d'être transformé à la fin du XVIIIème siècle en parc à l'anglaise, étonne par ses perspectives. Sa grande pelouse incurvée taillée haut, bordée de parterres de fleurs aux formes arrondies, ses arbres parfois plus que bicentenaires, comme ce platane de 43 mètres planté en 1780, reflètent une savante recherche du naturel.

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Yannick Cadet, jardinier en chef de l'Elysée depuis 1990, a banni engrais chimiques et pesticides. Sur la pelouse impeccable, les pissenlits et mauvaises herbes sont "arrachés à la main", les feuilles mortes ne sont plus ramassées dans les plates-bandes, servant ainsi d'engrais naturels. Quant aux pucerons et insectes, "les coccinelles s'en chargent", relate-t-il.

Des hôtes aux réactions inattendues
Intarissable sur la faune et la flore de la résidence présidentielle, il l'est aussi sur ses hôtes. Si Bernadette Chirac y était très attentive, avec une préférence pour les roses et les orchidées, d'autres se sont distingués par un comportement plus particulier... Comme le président Emile Deschanel en 1920, que l'on retrouva perché sur un arbre ou Emile Loubet (1899-1906) qui fit ouvrir le feu sur la colonie de corneilles ayant élu domicile dans les hautes ramures parce que leurs cris importunaient son épouse.