Pendant la Grande Guerre, les œuvres d’art ont été protégées à Metz

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 21/03/2014 à 16H43
Johann-Bapist Keune © France 3

Grâce à Johann-Baptist Keune, directeur du musée de Metz, les œuvres d’art ont été protégées des combats entre 1914 et 1918. Mieux, cet intérêt pour les œuvres d’art a permis de découvrir des vestiges de l’Antiquité.

Reportage : Laurent Parisont, André Abalo, Alain Thiery et Thierry Mahut 

https://videos.francetv.fr/video/NI_146463@Culture

Dans la Moselle alors occupée, Johann-Baptist Keune est nommé directeur du musée de Metz. Dès son entrée en fonction en 1896, il s’intéresse aux oeuvres d’art notamment de l’Antiquité. Et pendant 20 ans grâce à sa passion, il va enrichir les collections du musée.

Mais en 1914 à la déclaration de guerre, contrairement à ce qui se passera en 1940, Keune se voit confier une mission : le gouverneur militaire (allemand) de Metz lui ordonne de travailler à la protection des oeuvres d’art et de la culture mises en péril par les bombardements.

Keune et son équipe préserveront ainsi le retable de l’église de Hattonchâtel (Meuse) et bien d’autres objets.
Un retable sauvé des bombardements © France 3
Plus tard, on lui reprochera d’avoir enrichi sa collection privée. Ce qui ne fut pas  prouvé. Il avait en tous cas préservé un patrimoine culturel, qui avant d'être Allemand ou français, était celui de l’humanité. S’il n’y avait eu que des Keune, « Monument's men » n’aurait jamais pu être tourné.
J.B Keune et son équipe © France 3