Lyon : les mosaïques restaurées de l'Antiquaille racontent les débuts du christianisme en Gaule

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/09/2018 à 17H23, publié le 10/09/2018 à 16H40
Les mosaïques restaurées de la crypte de l'Antiquaille à Lyon, relatant l'histoire des 48 martyrs chrétiens tués par les Romains en 177.

Les mosaïques restaurées de la crypte de l'Antiquaille à Lyon, relatant l'histoire des 48 martyrs chrétiens tués par les Romains en 177.

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Ancien couvent et ancien hôpital, l’Antiquaille sur la colline de Fourvière à Lyon, abrite selon la tradition le cachot où mourut Saint Pothin, premier évêque de Lyon et de Gaule, tué par les Romains avec 47 autres chrétiens en 177. Les murs de la crypte qui jouxte le cachot, sont recouverts de mosaïques racontant cet épisode. Des mosaïques datant du 19e siècle qui viennent d’être restaurées.

Et pour redonner une seconde jeunesse à ces fresques, chaque tesselle de verre a été reproduite à l’identique dans la région de Venise comme à l’origine. Et le résultat est impressionnant. A quelques mètres du fameux cachot où aurait été retenu Pothin, s’ouvre la crypte de 100 m² environ dont les murs sont recouverts de mosaïques relatant l’histoire des martyres de Lyon en 177.

48 chrétiens persécutés, torturés, assassinés, par les Romains ou livrés aux bêtes dans un amphithéâtre comme Sainte Blandine. 48 martyrs dont les noms figurent sur les piliers de la crypte de l’Antiquaille. Une plongée dans l’histoire du christianisme, dans l’un de ses lieux d’origine en Gaule.

Reportage :  A. Marie / J. Adde / L. Marion

Berceau du christianisme en Gaule

Fermé en 2003, l’hôpital de l’Antiquaille a laissé place, après 500 000 euros de travaux, à l’Espace Culturel du Christianisme à Lyon géré par l’association ECCLY et une cinquantaine de bénévoles. Un centre culturel et non religieux qui ambitionne de retracer l’histoire de l’implantation du christianisme à Lyon.

La communauté lyonnaise est la plus ancienne des communautés chrétiennes connues en Gaule. Cela ne veut pas dire qu’il n’y avait pas de Chrétiens, avant ceux de Lyon, mais nous n’avons aucune trace archéologique ou littéraire d’une communauté plus ancienne. Du coup, le premier évêque de Lyon, Pothin, a donc comme successeur tous les évêques de Lyon, qui portent depuis 1079 le titre de Primat des Gaules.

Pierre Tricou, directeur de l’Espace Culturel du Christianisme à Lyon.

Représentation de Saint Pothin, premier évêque de Lyon, tué par les Romains en 177 

Représentation de Saint Pothin, premier évêque de Lyon, tué par les Romains en 177 

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