Le mystérieux masque kanak de Pierre Loti de retour à Rochefort

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 07/04/2016 à 09H56
Le masque mortuaire kanak de Pierre Loti exposé pour trois ans à Rochefort

Le masque mortuaire kanak de Pierre Loti exposé pour trois ans à Rochefort

© Capture d'image France 3/Culturebox

80 ans après avoir quitté Rochefort, le masque mortuaire kanak de Pierre Loti est de retour. Il est exposé au musée Hèbre de Saint-Clément. Ses origines sont toujours un mystère.

Reportage : Y. Salaün / P. Lahaye / J. Deba

https://videos.francetv.fr/video/NI_672969@Culture

Une mystérieuse aquisition 

L’histoire de ce masque mortuaire kanak est faite d’une succession d’énigmes. Tout commence par son origine. Comment Pierre Loti l’a-t-il acquis ? Ce masque qui mesure 1,50m de hauteur représente un visage d’homme sculpté dans le bois, recouvert de plumes et de cheveux humains. Les spécialistes n’ont aucun doute. Il s’agit bien d’un masque kanak qui date de la première moitié du XIXe siècle. Mais problème, l’écrivain voyageur n’a jamais fait escale en Nouvelle-Calédonie. Et pourtant, l’objet apparaît sur une photographie de la maison de Pierre Loti datée de 1894.

Le masque kanak photographié dans la maison de Pierre Loti en 1894.

Le masque kanak photographié dans la maison de Pierre Loti en 1894.

© Capture d'image France 3/Culturebox
Pour ce premier mystère, Claude Stéfani, conservateur du musée Hèbre de Saint-Clément a une hypothèse. "Il y a une très grande révolte kanak en 1878 et il y a beaucoup de militaires qui récupèrent des objets kanaks. Et dans tous les ports de guerre, comme Rochefort, on voit apparaître ces objets. Ca pourrait être une piste".

En 1929, on perd sa trace 

L'autre partie du mystère de ce masque concerne sa disparition après sa vente à Drouot en 1929 par le fils de Pierre Loti. Par qui a-t-il été acheté, où a-t-il été entreposé ? Personne ne le sait, une seule certitude. Il a été donné au musée de l'Homme à Paris en 1950 par le fils d'un préhistorien, André Vayson de Pradenne. Aujourd'hui, il fait partie de l'extraordinaire collection du musée du Quai Branly, qui l’a prêté pour 3 ans au musée de Rochefort.