La Côte d'Ivoire va demander à la France la restitution d'une centaine d'oeuvres d'art

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox
Mis à jour le 28/11/2018 à 20H10, publié le 28/11/2018 à 19H24
Une statue d'art africain exposée au musée du Quai Branly en 2007

Une statue d'art africain exposée au musée du Quai Branly en 2007

© OLIVIER LABAN-MATTEI / AFP

La Côte d'Ivoire va demander à la France la restitution d'une centaine d'oeuvres d'art, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement Sidi Touré, à l'issue du conseil des ministres. La liste a été dressée par le Musée des civilisations de Côte d'Ivoire.

"La Côte d'Ivoire a dressé une liste d'une centaine de chefs-d'oeuvre", qui sera transmise "aux experts désignés par l'Etat français en vue de leur restitution", a indiqué M. Touré, également ministre de la Communication. 

Cette déclaration fait suite à l'annonce le 23 novembre par le président français Emmanuel Macron de la restitution au Bénin de 26 chefs d'oeuvre pillés pendant la période coloniale, dont les statues royales d'Abomey, actuellement propriété du musée du Quai Branly à Paris.

Après la remise d'un rapport sur la restitution par la France d'oeuvres d'art africain, Paris souhaite engager une réflexion avec les autres pays européens concernés (Royaume-Uni, Allemagne, Belgique principalement).

Premier objet demandé, le tambour parleur du peuple Ebrié 

Le musée national de Côte d'Ivoire, à Abidjan, "est à même de récupérer et d'accueillir ces différentes oeuvres quand elles seront de retour", a souligné Sidi Touré, indiquant que "le ministère de la Culture a mis en place un comité qui est chargé de cette question". La liste d'oeuvres d'art a été dressée par le Musée des civilisations de Côte d'Ivoire et transmise à la France via Africom, la branche africaine du Conseil international des musées, a expliqué la directrice du musée Silvie Memel Kassi.

"Le premier objet que nous demandons est le Djidji Ayokwe, le tambour parleur du peuple Ebrié" (peuple de la région d'Abidjan). C'est un objet symbolique d'une grande importance qui a été arraché pendant la colonisation" et qui est actuellement conservé au Musée du Quai Branly à Paris, a précisé Mme Memel Kassi.