Irak : la reconstruction de Mossoul, un projet long et difficile selon l'Unesco

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox
Mis à jour le 29/01/2019 à 16H19, publié le 15/01/2019 à 15H28
Le centre historique de Mossoul, après le libération de la ville

Le centre historique de Mossoul, après le libération de la ville

© Laurence Geai/SIPA

Deuxième ville du pays, autrefois symbole de l’identité plurielle de l’Irak et carrefour des cultures au Moyen Orient, Mossoul a été dévastée par les jihadistes de l'Etat islamique. Selon la directrice générale de l'Unesco, Audrey Azoulay, sa reconstruction est un "projet difficile" sur un terrain "encore miné", qui nécessite l'utilisation de drones.

C'est "un projet très ambitieux (...) qui est difficile" et "nous savons que ça va être quelque chose de très long", a-t-elle déclaré lors d'une visite à Madrid. Alors que le projet n'en est qu'à ses "débuts opérationnels", des drones sont utilisés pour évaluer les dommages parce que "le terrain est encore miné", a-t-elle ajouté.

Plus de 100 millions de dollars réunis

L'Unesco avait lancé en septembre une initiative destinée à rassembler des fonds pour la reconstruction de la deuxième ville irakienne. "Nous avons réuni un peu plus de 100 millions de dollars pour cette initiative, c'est beaucoup à l'échelle de l'Unesco", a souligné Audrey Azoulay, exprimant sa "satisfaction". Ces plus de 100 millions incluent une donation de 50,4 millions de dollars des Emirats arabes unis.
Concert devant le tristement célèbre batiment de la Compagnie Nationale d'Assurance

Concert devant le tristement célèbre batiment de la Compagnie Nationale d'Assurance

© GEAI LAURENCE/SIPA

Après trois ans sous la coupe des jihadistes, Mossoul, chef-lieu de la province de Ninive (nord de l'Irak), est revenue sous le contrôle du gouvernement irakien en juillet 2017 au terme d'une très violente bataille, qui avait détruit une grande partie de la ville, surtout dans sa moitié ouest.

La mosquée Al-Nouri et son minaret penché : un symbole

Le site archéologique de Nimrud, le musée de Mossoul, le sanctuaire de Nabi Younis, le minaret d'Al Hadba et de nombreux autres sites et monuments ont été détruits. 

Un concert avait été organisé en novembre dernier devant les ruines de l'ancien batiment de la Compagnie Nationale d'Assurance irakienne, tristement célèbre puisque c'est du haut de cet édifice, joyau de l'architecture irakienne moderne, que Daesh jetait les homosexuels. Il a par la suite été détruit. La première pierre de la reconstruction de l'emblématique mosquée Al-Nouri et de son minaret penché, détruits lors des combats contre l'Etat islamique, a été posée en décembre.

Devant les ruines de la mosquée Al-Nuri à Mossoul

Devant les ruines de la mosquée Al-Nuri à Mossoul

© Laurence Geai/SIPA