"Mata Hari - the woman and the myth" : une expo consacrée à la célèbre espionne aux Pays-Bas

Par @Culturebox
Publié le 28/03/2018 à 12H53
Magaretha Zelle alias Mata Hari, une énigme loin d'être résolue.

Magaretha Zelle alias Mata Hari, une énigme loin d'être résolue.

© France 3 / Culturebox

Son nom seul est synonyme de trahison et de mystère. Mata Hari est l’héroïne d’une exposition dans sa ville natale de Leuuwarden aux Pays-Bas, capitale européenne de la Culture 2018. Cent après son exécution, la plus célèbre des espionnes continue d’alimenter les spéculations. Traîtresse ou victime de guerre ? Chacun se fera son opinion.

Reportage : J. Assouly / France 3 Côte d'Azur / D. Fuchs

https://videos.francetv.fr/video/NI_1210153@Culture

Greta Garbo, Marlene Dietrich, Sylvia Kristel… les plus grandes stars l’ont incarnée. Mata Hari, symbole de la femme fatale fascine autant qu’elle intrigue. Cent ans après son exécution pour espionnage, une exposition organisée dans sa ville natale de Leuuwarden tente de révéler la femme derrière le mythe. Des effets personnels parmi lesquels des costumes de scène, des photos, des lettres mais aussi des documents militaires, retracent la trajectoire exceptionnelle de cette fille de chapelier devenue espionne.
L'exposition "Mata Hari, la femme derrière le mythe" à Leuuwarden.

L'exposition "Mata Hari, la femme derrière le mythe" à Leuuwarden.

© R.B. Fishman / Picture Alliance / News Com / MaxPPP
Margaretha Zelle est née en 1876 dans le Nord des Pays-Bas dans une famille de commerçants prospères. Après avoir été renvoyée de l’institution où elle étudiait pour devenir professeur (elle avait eu une liaison avec le directeur de l’établissement), la future Mata Hari épouse un officier avec qui elle part vivre à Java, alors sous domination néerlandaise. C’est là qu’elle apprendra les danses locales qui feront sa renommée. Fraichement divorcée, elle débarque à Paris au début des années 1900 où elle commence une carrière de danseuse exotique, sous le nom de Mata Hari, "œil du jour" en malais.  Sur scène, elle ensorcèle le Tout-Paris inventant au passage l’effeuillage qui se termine, une révolution pour l’époque, en nu intégral.
Carte postale du début des années 1900 représentant Mata Hari en costume de scène.

Carte postale du début des années 1900 représentant Mata Hari en costume de scène.

© Media Drum World / MaxPPP
Sa vie bascule au début de la guerre. Mata Hari se trouve alors à Berlin. Ruinée, elle accepte qu’un diplomate allemand paye ses dettes en échanges d’informations sur sa patrie d’adoption la France. De retour à Paris, c’est au tour des renseignements français de la solliciter. Elle devient alors agent double. Un jeu dangereux qui lui sera fatal. En 1917, alors que la France est exsangue après trois ans d’un conflit qui a déjà fait plus d’un million de morts, il faut remobiliser les foules. La chasse aux espions est ouverte. Et qui mieux qu’une Jézabel, une femme aux moeurs légères, connues pour ses nombreuses liaisons notamment avec des officiers pour incarner la trahison ?

Mata Hari est arrêtée en février 1917. Le 15 octobre de la même année, elle est fusillée dans un bois près de Paris. Elle entre alors dans la légende.