Paris retrouve la mémoire grâce à un million d'archives numérisées et accessibles à tous

Par @Culturebox
Publié le 17/03/2018 à 14H38
La numérisation des archives privées Andriveau a été réalisée par la société Filae

La numérisation des archives privées Andriveau a été réalisée par la société Filae

© France 3 / Culturebox

C'est un véritable trésor, désormais à la portée des généalogistes : le site internet Filae vient de rendre publics un million de documents issus d'archives privées de la ville de Paris. La mémoire de milliers de familles avait disparu lors d'un incendie au XIXe siècle, elle est aujourd'hui accessible à tous.

160 ans après sa création, Filae a numérisé et transcrit la collection des mariages du mythique Fonds Andriveau, permettant de reconstituer l’état civil de Paris. Détruits en 1871 lors des incendies de la Commune, ces actes originaux de l'état civil parisien conservés aux archives de Paris étaient partis en fumée. 

Reportage : F. Mathieux / F. Blévis / P-Y. Salique / J-F. Lons / S. Lacombe

200 millions de fiches 

Acte de mariage et de décès, il y avait à l'époque 200 millions de fiches rédigées entre le XIXe et le milieu du XXe siècle. Le fonds Andriveau, inestimable, représente un regard objectif de Paris à travers les âges. La collecte et la numérisation du fonds a été rendue possible grâce au travail des généalogistes de Filae. L’équipe de Filae a d’abord numérisé ces archives soit 864 000 fiches. Chaque fiche a été transcrite afin que l'on puisse réaliser une recherche sur un simple nom de famille et accéder ainsi au document. Filae a transcrit tous les individus cités sur la fiche.
Filae, le site internet qui donne accès aux archives de Paris

Filae, le site internet qui donne accès aux archives de Paris

© France 3 / Culturebox

Le trésor du fonds Andriveau

Les archives généalogiques Andriveau ont été créées en 1830 pour aider les notaires dans les recherches d’héritiers. Pour faciliter le travail des chercheurs, une petite équipe de scribes parcourait la capitale afin de créer des fiches résumant de manière très précise l’état civil de Paris. Un fonds d’une valeur historique inestimable s’est ainsi peu à peu constitué et a été conservé au fils des années par l’étude Andriveau. Les fiches de mariages sont la seule trace des actes originaux de l'état civil parisien partis en fumée lors de la Commune.