"La guerre des gosses", quand les enfants jouaient à la guerre dans les rues de Paris

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 17/11/2014 à 17H13
La guerre des gosses, c'est aussi du sérieux!

La guerre des gosses, c'est aussi du sérieux!

© France 3

En cette période de commémoration de la Première Guerre mondiale, on s’intéresse au quotidien des Poilus, aux femmes qui, à l’arrière, faisaient vivre le pays mais pas du tout aux enfants. A Grenoble, l’expo "La guerre des gosses" répare cette omission en présentant jusqu’au 12 décembre des photos d’enfants dans les rues de Paris.

Reportage : Marie Michellier, Antoine Marnas et Virginie Muamba

https://videos.francetv.fr/video/NI_153415@Culture

Quand les enfants jouent à la guerre, ils ne tuent pas. Mais c’est tout comme. Ils reconstituent le monde des grands. Le moyen, pour eux de grandir sans doute, et de comprendre ce monde fou que les adultes leur imposent.
Août 1915, un photographe alsacien réfugié dans la capitale, Léon Gimpel surprend dans les rues ces enfants déguisés, ces soldats en culotte courte. Pas de sourires ni d’insouciance dans leurs attitudes de Poulbot comme dans n’importe quel jeu d’enfants joyeux mais des expressions, des regards parfois durs ou inquiets qui montrent que leur guerre à eux aussi, c'est du sérieux.
Pépette au garde-à-vous

Pépette au garde-à-vous

© France 3
Au-delà de leur aspect anecdotique et artistique, ces photos apportent aussi de précieux renseignements sur l’habillement ou la santé de ces gosses. Ainsi Pépette, petit héros de cette expo, attachant, une dégaine, une gueule, quoi. « Il est petit, nous explique Léon Gimpel, parce qu’il scrofuleux (pas sûr que ce soit la bonne explication…) et qu’il a une scoliose ». On perçoit la malnutrition des villes pendant la guerre.
Pépette en aéroplane

Pépette en aéroplane

© France 3
Cette série de clichés repérée cet été aux rencontres photographiques d’Arles a séduit la ville de Grenoble qui les a agrandis pour son exposition. En parallèle, les archives municipales de la ville présentent des documents d’époque qui rappellent que le département de l’Isère a payé au conflit un tribut de 18.000 hommes.
"La guerre est trop grave pour être confiée à des militaires" (Clémenceau)

"La guerre est trop grave pour être confiée à des militaires" (Clémenceau)

© France 3
Exposition ouverte au public du 12 novembre au 12 décembre de 9h à 17h50
Hall d’honneur à l’Hôtel de Ville