Gilets jaunes : l'Arc de Triomphe rouvre ses portes mercredi

Par Culturebox @Culturebox
Mis à jour le 13/12/2018 à 20H24, publié le 11/12/2018 à 11H46
L'Arc de Triomphe, théâtre et victime de violentes émeutes le 1er décembre 2018

L'Arc de Triomphe, théâtre et victime de violentes émeutes le 1er décembre 2018

© Yann Castanié / Hans Lucas / AFP

Le monument avait été vandalisé le 1er décembre, lors des manifestations des "gilets jaunes" au sein desquelles des hordes de casseurs ont pris l'habitude de se glisser chaque samedi. Une dizaine de jours plus tard, le Centre des monuments nationaux annonce sa réouverture au public fixée à mercredi matin, 10 heures.

L'Arc de Triomphe rouvrira mercredi aux horaires habituels, a annoncé mardi le Centre des monuments nationaux (CMN) dans un communiqué. Le monument qui accueille environ 1,5 million de visiteurs par an avait été dégradé lors des violences qui ont émaillé la mobilisation des "gilets jaunes" le 1er décembre.

Reportage : P. Denis, D. Wolfromm, V. Roussel, C. Pary, I. Palmer
"Le Centre des monuments nationaux pourra rouvrir l’Arc de triomphe au public le mercredi 12 décembre dans des conditions satisfaisantes de sécurité et d’accueil, tant pour les visiteurs que pour les agents du monument", a communiqué l'institution.

Un buste en marbre de Louis Philippe, qui avait été abîmé avec de la peinture, "a pu être nettoyé", tandis que "les autres oeuvres plus fortement endommagées font actuellement l'objet d'une restauration", ajoute-t-il. Un buste de Napoléon sera mis en dépôt par la Fondation Napoléon pour remplacer celui qui avait été endommagé.

"Un pillage méthodique"

Symbole français, l'Arc de Triomphe avait été fortement dégradé le 1er décembre. Du mobilier avait été détruit, des oeuvres d'art endommagées, des graffitis tagués sur les murs, les dispositifs informatiques mis hors d'usage. Emmanuel Macron s'était rendu sur place le lendemain pour constater les dégâts. "Il y a eu un pillage méthodique des salles d'expositions, des statues, de la boutique, des toilettes", avait souligné Philippe Bélaval le 2 décembre. "Une maquette en plâtre des années 30, exposée dans la salle dite de l'Attique, a été réduite en miette. Le buste en marbre de Napoléon a été décapité, le moulage de la Victoire, issu d'un haut de relief, monument en pierre sculpté par François Rude, a été détruit."