Georges Clemenceau : du "Tigre" au "Père de la Victoire", histoire d'un destin

Par @Culturebox
Mis à jour le 11/03/2018 à 19H13, publié le 11/03/2018 à 19H08
Emmanuel Macron le 11 novembre 2017, en visite au musée Georges Clemenceau

Emmanuel Macron le 11 novembre 2017, en visite au musée Georges Clemenceau

© IAN LANGSDON / POOL/EPA/Newscom/MaxPPP

George Clemenceau continue d'inspirer beaucoup d'hommes politiques français, parmi lesquels le président de la République Emanuel Macron qui lui a rendu récemment rendu hommage. Retour sur le parcours de celui qui est entré dans l'histoire sous le nom de "Père la Victoire", pour avoir gagné la Grande Guerre et assuré le redressement après la fin des combats.

Il était surnommé "Le Tigre" ou "Le père de la Victoire", Georges Clemenceau laisse une empreinte marquante du "Héros français". Le président Macron a rendu hommage à son "amour inconditionnel de la France", fondé sur une "idée élevée, noble" mais aussi "enracinée" du pays, dans une tribune du magazine "Le 1".

Reportage : A-C. Lambard / B. Vignais / M-P. Degorce S. Lacombe

"Le Tigre" n'est plus depuis 1929, mais son repère demeure tel qu'il l'a laissé. À l'ouest de Paris, Georges Clemenceau a établi domicile dans cet appartement qu'il louait. D'un caractère bien trempé, l'homme a toujours refusé de vivre aux frais de la République, sous les dorures des ministères. Pourtant, il a dû se résoudre à une concession, comme l'explique Valérie Joxe, administratrice de la Fondation du Musée Clémenceau. "Quand il a été nommé ministre des Armées et président du Conseil en 1917, il n'a pas voulu s'installer à l'hôtel de Brienne. Ses collaborateurs ont exigé qu'on lui installe un téléphone".

Son mot d'ordre : la guerre

Il est âgé de 76 ans lorsqu'il est nommé Président du Conseil à la fin de l'année 1917. Une période où la France doute de sa capacité à prendre l'avantage sur l'Allemagne. À la même époque, en mars 1918, cet habile politique fait voter des crédits pour une politique plus offensive. Avec pour mot d'ordre simple : la guerre. À tout prix et "jusqu'au dernier quart d'heure, car c'est nous qui aurons le dernier quart d'heure", justifiait-il.

Déterminé et intransigeant, Clemenceau consacre un tiers de son temps à se rendre dans les tranchées, au plus près des Poilus qu'il défend bec et ongles face aux députés. En une année seulement, le Tigre devient le "Père la Victoire".