Bocuse et Lyon : l'hommage respectueux des Halles à "Monsieur Paul"

Par @Culturebox
Publié le 21/01/2018 à 17H44
La fresque "Paul Bocuse" peinte sur le mur des halles de Lyon.

La fresque "Paul Bocuse" peinte sur le mur des halles de Lyon.

© France3/Culturebox

Paul Bocuse s'y fournissait, les commerçants guettaient et redoutaient les appréciations de Monsieur Paul, le premier des clients des Halles de Lyon, luxueuse vitrine de la gastronomie lyonnaise qui porte son nom. Chalands comme marchands ont commenté respectueusement la disparition du chef étoilé, gloire régionale et maître incontesté des lieux.

Pas un étal sans la photo de famille : le patron, ses vendeuses, les apprentis, et parfois enfants et petits-enfants, encadrant la haute stature de Monsieur Paul, le chef étoilé qui portait haut les couleurs de la gastronomie lyonnaise.

Le dimanche matin, il venait boire un café en face, avec Madame Sibillat, et moi je me joignais à eux. Quand les gens s'arrêtaient pour le saluer, pour lui parler,d'un souvenir, d'un repas au restaurant, il aimait ça, il échangeait avec les gens, il aimait les gens.

Renée Richard
Fromagère aux halles de Lyon

Reportage France 3 Rhône-Alpes : E. Phily / C. Conxicoeur / A. Jourdan / I. Murat 

https://videos.francetv.fr/video/NI_1168473@Culture

Vitrine de la gastronomie lyonnaise

Installées dans des bâtiments sans grâce, les Halles de Lyon tiennent à leur réputation d'excellence. 
Dans le temple du bon produit, Paul Bocuse était chez lui. Mieux, il en était la figure tutélaire.

Pour moi, c'était l'homme du siècle, dans la cuisine mais aussi dans les produits. Il avait des connaissances dans les produits exceptionnelles. Il passait devant l'étalage, il s'arrêtait. Si il voyait quelque chose d'exceptionnel, il disait "Ca c'est lomben" (bon). Parce qu'il parlait mieux que nous l'argot des bouchers.

Maurice Trolliet
Boucher aux halles de Lyon
A l'extérieur sur le pignon des Halles, une fresque haute comme l'immeuble représente Paul Bocuse, sourire aux lévres et toque vissée. Monsieur Paul n'a pas fini de veiller sur ses ouailles gastronomes.