Bienvenue à Vernante, le village de Pinocchio !

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 18/06/2013 à 16H13
L'une des 400 fresques murales que l'on peut admirer à Vernante.

L'une des 400 fresques murales que l'on peut admirer à Vernante.

© DR

C'est l'un des personnages les plus connus de la littérature pour enfants. En Italie où il est né à la fin du 19e siècle, Pinocchio fait l'objet d'un véritable culte. Notamment à Vernante, petite ville du Piémont où quasiment chaque maison et monument de la ville rend hommage au petit pantin de bois.

https://videos.francetv.fr/video/NI_135821@Culture

Reportage : C.Fazi/J-M.Sara/J.Gross

A Vernante petite ville du Piémont italien, vous ne pouvez pas échapper à Pinocchio. Le pantin inventé en 1883 par l'écrivain Carlo Collodi est à chaque coin de rue. Au sens littéral du terme. Depuis 1989, les habitants se sont mis à peindre des fresques murales contant les aventures du plus célèbre des petits menteurs. Tout est parti d'un voyage en Bavière de l'ancien facteur, Bruno Carletto dit Carlet. Impressionné par les façades peintes des maisons allemandes, cet artiste amateur a commencé à rendre hommage à la star locale, l'illustrateur Attilio Mussino. Cet enfant du pays a été le premier à donner un visage au personnage de Collodi. Cette petite bouille ronde couronnée d'un chapeau pointu reprise notamment par Walt Disney, c'est à lui qu'on la doit.

Pinocchio, un emblème national 

Aujourd'hui ce sont 400 fresques qui décorent la plupart des maisons et monuments de Vernante. Une curiosité qui est devenue une véritable attraction touristique. On vient de partout en Italie mais aussi de la France toute proche (le village se situe à quelques dizaines de km seulement de la frontière) pour admirer ces peintures qui raconte les mésaventures de Pinocchio. Des mésaventures qui, le saviez-vous, ont servi de noirs desseins.
Dans l'entre deux guerres, l'histoire de ce petit pantin menteur et attiré par la "mauvaise voie" a servi la propagande fasciste. (à lire sur ce sujet "Pinocchio en chemise noire" de Luciano Curreri -Ed. Nerosubianco).