A vendre : chapelle néo-gothique. Condition : "l'emporter"

Par @Culturebox
Mis à jour le 19/01/2018 à 12H08, publié le 18/01/2018 à 16H55

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Une chapelle néo-gothique du XIXe siècle en ruines, sise à Moncé dans le Loir-et-Cher, sera vendue aux enchères le 22 janvier. Avec une condition insolite : l'acheteur devra "emporter" la chapelle pour la reconstruire ailleurs, indique le commissaire priseur chargé de la vente.

"C'est la première fois qu'une chapelle est vendue aux enchères!", assure avec un brin de coquetterie le commissaire priseur Me Philippe Rouillac.

La chapelle, édifiée vers 1890-1892 dans sa propriété de Moncé (Loir-et-Cher, près de Vendôme) par Guy de Lavau, n'est ni classée ni inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Rien ne s'oppose donc à sa vente et à son "démontage".

A l'abandon, la chapelle dédiée à Saint Michel a notamment souffert de la tempête de décembre 1999 : le clocher est tombé lors d'une maladroite tentative de restauration, la toiture a été arrachée et seuls subsistent les murs.

L'actuel propriétaire, le Dr Jacques Waynberg, l'un des pionniers de la sexologie française, ne veut ni conserver l'édifice, dangereux pour ses stagiaires, ni se résoudre à sa ruine définitive. Il se dit par ailleurs dans l'incapacité financière de la restaurer - la restauration se chifferait à plusieurs centaines de milliers d'euros et l'association Résurgence en vendômois, coutumière de ce genre de travaux, parle de "chantier titanesque".

 M. Waynberg a donc confié sa vente à Me Rouillac dans le but de sauver la chapelle en assurant son "transfert". Mise à prix : 5000 euros.