Ophélie Gaillard se fait voler son violoncelle du XVIIIe siècle à plus d'un million d'euros

Par @Culturebox
Mis à jour le 16/02/2018 à 17H28, publié le 16/02/2018 à 15H38
Le violoncelle de Ophélie Gaillard

Le violoncelle de Ophélie Gaillard

© http://opheliegaillard.com/instrument/

Ophélie Gaillard est l'une des violoncellistes qui comptent sur la scène française. A ce titre, comme c'est d'usage, elle se voit prêter un instrument de grande qualité par une banque. On a appris le 16 février de source policière que la soliste a porté plainte pour le vol en région parisienne de son violoncelle du XVIIIe siècle estimé à plus d'un million d'euros.

La soliste a déclaré qu'un individu armé d'un couteau l'avait menacée jeudi soir à la sortie de son domicile de Pantin (Seine-Saint-Denis). Il a emporté son téléphone portable et l'étui contenant le violoncelle avant de prendre la fuite à pied.

"A L'AIDE!!! On m'a volé ce soir mon violoncelle (...) et mon archet personnel Jean-Marie Persoit, fait vers 1825 à Paris", a écrit la musicienne dans un message sur sa page Facebook, accompagné de photos de l'instrument estimé à près de 1,3 million d'euros.

Ophélie Gaillard, révélation soliste instrumental aux Victoires de la musique classique en 2003, s'était vu prêter par la banque CIC ce violoncelle fabriqué en 1737 par le luthier italien Francesco Goffriller. L'étui contenait également son archet personnel signé par Jean-Marie Persoit "vers 1825 à Paris", a précisé à l'AFP.

La banque CIC avait réalisé pour elle sa première acquisition d'instrument, une forme de mécénat culturel permettant aux virtuoses de la musique classique de se faire prêter des pièces rares qui peuvent valoir plusieurs millions d'euros. "C'était devenu essentiel pour moi : quand on travaille avec de grands orchestres, il est important de pouvoir jouer un instrument offrant de belles qualités de son et de puissance", avait témoigné Ophélie Gaillard auprès de l'AFP en 2006. "Mon violoncelle, qui n'avait pas été joué depuis des années, s'est bonifié en quelques mois. Reléguer ces instruments dans les placards des collectionneurs est contraire à leur nature", avait-elle ajouté.
Dans la tête d'Ophélie Gaillard, Entrée libre sur France 5
La Brigade de répression du banditisme a été saisie, selon une autre source policière. Les enquêteurs cherchent à déterminer s'il pouvait s'agir d'une "commande", selon une source proche de l'enquête à l'AFP.  "Ce n'est pas un instrument qui se vend chez le receleur du coin. Il faut forcément un circuit spécial", a-t-on ajouté de même source.