"Rinaldo" de Haendel : un opéra dans une machine à rêves au Théâtre de Cornouaille à Quimper

Publié le 18/01/2018 à 12H05
Une machine à rêves.

Une machine à rêves.

© Pascal Perennec

Les 18 et 19 janvier, le Théâtre de Cornouaille à Quimper présente "Rinaldo", l'opéra de Georg Friedrich Haendel (1685-1759). Interprétée par les plus grands castrats lors de sa création, l'oeuvre revient aujourd'hui dans une mise en scène spectaculaire de Claire Dancoisne qui fait surgir une machinerie à rêves : dragons, éclairs et coups de tonnerres.

Avec "Rinaldo", Haendel plonge dans l'épopée des croisades sur fond de romance. En 1711, lorsque l'opéra est créé à Londres, le compositeur n'a que 26 ans. Le livret s'inspire du souffle épique du poème "La Jérusalem libérée" sur lequel Haendel tisse une musique onirique et puissante pour évoquer la première croisade et ses protagonistes, Goffredo (Godeffroy de Bouillon) et son général, Rinaldo.

Une machinerie à rêves

Sur ce canevas, la mise en scène de Claire Dancoisne donne vie à des dragons cracheurs de feu et à des sorcières furieuses, renouant ainsi avec l'esprit de création de cet opéra, foisonnant de machineries et de magie.
Rinaldo © Pascal Perennec

Comment, en une minute, changer un champ de bataille en un ciel empli de dragons alors que quatre minutes plus tard, on se retrouve à la mer puis dans un jardin magique...
Après tout, un petit mouvement de ficelle et une petite poulie et d'un seul coup, on peut ouvrir l'imaginaire des gens par des moyens finalement trés simples.

Claire Danscoine
Metteure en scène

Reportage France 3 Iroise : C. Louet / G. Bron / E. Kermarrec / O. Mélinand

https://videos.francetv.fr/video/NI_1165197@Culture

Le claveciniste Bertrand Cuiller à la direction

Le claveciniste Bertrand Cuiller dirige cet opéra et une troupe de 27 chanteurs et musiciens. "Rinaldo", considéré comme l'un des plus brillants des opéras baroques, a été interprété par les plus grands castrats contemporains de Georg Friedrich Haendel, parmi lesquels figurait le célébre Farinelli. L'air d'Almirena pleurant sa captivité, certainement l'un des plus beaux airs composés par Haendel, résume la virtuosité et le lyrisme intense de l'oeuvre présentée les jeudi 18 et vendredi 19 janvier à Quimper au Théâtre de Cornouaille.
Rinaldo à Quimper © Pascal Perennec