OPERAPORNO : une œuvre crue et sans tabou au Théâtre du Gymnase, à Marseille

Par @Culturebox
Mis à jour le 23/02/2018 à 09H46, publié le 22/02/2018 à 14H40
Une scène de OPERAPORNO à Marseille

Une scène de OPERAPORNO à Marseille

© France 3 Culturebox capture d'écran

OPERAPORNO est à l'affiche du théâtre du Gymnase, à Marseille, avant le Rond-Point, à Paris. C'est de l'opéra car toute cette famille chante, c'est du porno car les personnages sont des obsédés sexuels de toute sorte, que les situations ont toutes à voir avec le sexe, que tous les tabous ou presque y sont explorés. Mais ce n'est pas du porno car les actes, nombreux, y sont simulés. Shocking ?

Dans OPERAPORNO, tous les gens sont de saillie ! Ici, on ne fait pas l'amour, pour rester dans l'esprit de l'œuvre : "On baise." Dans cette famille pas très ordinaire, on n'a qu'une obsession : copuler avec celui ou celle qui passe à la portée, qu'il s'agisse de la grand-mère, du fils, de la belle-mère et même, ô sacrilège, de l'épouse (évidemment nymphomane) ! Dans ce lumpenprolétariat du sexe, peu importe la morale pourvu qu'on ait la jouissance ! Alors la "famille tuyau de poêle", ainsi que Prévert avait joliment nommé ce genre de rapport familiaux dans une de ses pièces, s'en donne à cœur joie et le cul ne reste pas longtemps sur la commode. Une oeuvre signée  Pierre Guillois qui en assure aussi la mise en scène.

Reportage France 3 Provence-Alpes : S. Depierre / J. Hessas / A. Boi

https://videos.francetv.fr/video/NI_1190555@Culture


On n'est pas loin d'une version grivoise (le mot est faible) des Deschiens ou des Bodin's. On peut considérer le tout comme un gros gag ou comme un coup de bélier dans la bienpensance. Le public, en tout cas, doit être averti de ce qui l'attend sous peine d'être sincèrement choqué, puisque c'est le propos.