La Traviata revient au théâtre du Capitole dans des costumes de Franck Sorbier

Par @Culturebox
Mis à jour le 30/09/2018 à 09H39, publié le 29/09/2018 à 14H30
La lente agonie de Violetta Valery qui abandonne sa vie mondaine par amour.

La lente agonie de Violetta Valery qui abandonne sa vie mondaine par amour.

© France 3 culturebox (capture d'écran)

Après vingt ans d’absence, le chef-d’œuvre de Verdi est à nouveau à l’affiche du théâtre du Capitole de Toulouse dans une nouvelle production. Une Traviata spectaculaire mise en scène par l'ancien directeur artistique du Lido, Pierre Rambert, et avec des costumes éblouissants et résolument contemporains signés du couturier Franck Sorbier.

Cela faisait deux décennies que le chef-d'œuvre de Verdi n'avait pas été joué sur la scène toulousaine. Créé en 1853, l'opéra "La Traviata" (traduction : la dévoyée) est l’adaptation de "La Dame aux Camélias", roman et pièce de théâtre d’Alexandre Dumas fils. On y assiste à l’agonie de Violetta Valery, courtisane à la santé fragile qui abandonne sa vie mondaine parisienne par amour pour Alfredo Germont, jeune homme de bonne famille. Mais le père de celui-ci exige de Violetta qu’elle rompe avec son fils au nom de la respectabilité bourgeoise.
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© France 3 culturebox (capture d'écran)

Une mise en scène à mi-chemin entre l'opéra et le cabaret

Sur scène, la partition semble avoir pris un coup de jeune, à mi-chemin entre l'opéra et le cabaret. Christophe Ghristi, directeur artistique du théâtre du Capitole, a confié la mise en scène à un novice amoureux de l’opéra : Pierre Rambert. L'ancien danseur et directeur artistique du Lido de Paris signe ici sa toute première production lyrique. Il s’est entouré d’Antoine Fontaine pour les décors modernes et audacieux et du couturier Franck Sorbier pour les costumes.

Je voulais éviter absolument toute routine pour cette Traviata. C'est à dire quelqu'un qui arriverait avec des recettes toutes faites, une idéologie sur comment on doit le faire aujourd'hui. Je voulais quelqu'un d'ouvert, qui ait le sens du spectacle. Je voulais quelqu'un qui ait une humanité. J'ai trouvé ces qualités chez Pierre Rambert"

Christophe Ghristi, directeur artistique du théâtre du Capitole

Les costumes ne sont qu'une pièce du puzzle

De son travail sur la Traviata, Franck Sorbier parle avec modestie. "Sur une pièce de haute couture, dit-il, on est dans sa bulle, dans son monde. Alors que pour une production théâtrale ou pour un artiste du show biz, on est une pièce du puzzle. On est là pour apporter sa pierre à un ensemble." Le couturier, qui a toujours joué sur la scène de la mode un rôle à part, compte à son actif de nombreuses rélisations marquantes comme les costumes de scène de Mylène Farmer (Avant que l'ombre...) et Johnny Hallyday (Flash Back Tour). Pour Violetta Valery, il s'est concentré sur les camélias, symbole de la maladie qui peu à peu s'empare de la jeune femme.

Sorbier

© Franck Sorbier
Maquettes de costumes de Franck Sorbier

Maquettes de costumes de Franck Sorbier

© Franck Sorbier

Dans l’une des deux distributions qui se succèderont sur scène, on retrouvera dans le rôle-titre la soprano roumaine Anita Hartig. Le baryton italien Nicola Alaimo et le ténor canadien Airam Hernández seront à ses côtés. Dans la seconde distribution, la soprano bulgare Polina Pastirchak fera à cette occasion ses débuts en France, le jeune ténor toulousain Kevin Amiel chantera son premier Alfredo aux côtés du Germont d’André Heyboer.

La Traviata ouvre la saison lyrique du théâtre du Capitole et sera donnée jusqu'au 7 octobre 2018 avant de rejoindre l'opéra de Bordeaux.