Le glassharmonica, cet étrange instrument qui a séduit Mozart et Tom Waits

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/05/2015 à 10H13
Thomas Bloch sur son glassharmonica

Thomas Bloch sur son glassharmonica

© France 3

Ce lundi 4 mai, Thomas Bloch et les violonistes de l'Ensemble Stanislas se produisaient dans la salle Poirel de Nancy. Un concert hommage à l'adagio de Mozart et l'occasion de présenter un instrument rare, le glassharmonica.

En 1743, l'Irlandais Richard Puckeridge a l'idée de frotter le rebord de verres remplis d'eau à l'aide de son doigt. Il crée ainsi les verres musicaux. Quelques années plus tard, en 1761, Benjamin Franklin améliore ce principe et imagine le glassharmonica.

Reportage JF. Didier / A. Salvini / T.Mahut:

https://videos.francetv.fr/video/NI_160187@Culture

"Une sorte de kebab"

Cet instrument atypique se compose de bols en cristal, en verre ou en quartz, empilés sur un axe rotatif entraîné par une pédale.
Pour Thomas Bloch, glassharmoniciste, ce système d'empilement ressemble à "un kebab" tournant sur lui-même.  
Afin d'obtenir le son le plus cristallin, le musicien doit mouiller ses mains dans une eau très calcaire. De cette manière, les doigts accrochent le verre tout en glissant sur le rebord des bols. 
Thomas Bloch fait glisser ses doigts sur le glassharmonica

Thomas Bloch fait glisser ses doigts sur le glassharmonica

© France3
Le glassharmonica au fil des siècles
Au 18e et 19e siècles, Mozart et Beethoven ont utilisé à plusieurs reprises cet instrument, notamment dans des adagios et symphonies.
En 1983, Tom Waits sort "Swordfishtrombones", un album expérimental encensé par la critique. Dans cet opus, l'Américain intègre des compositions musicales abstraites grâce à des instruments inhabituels dont le glassharmonica. 
Aujourd'hui, ils ne sont que cinq ou six musiciens à maîtriser cet instrument, donc l'Alsacien Thomas Bloch.