Beethoven, ce génie qui a révolutionné la musique

Par @Culturebox Rédacteur en chef adjoint de Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 27/10/2016 à 16H29
Ludwig van Beethoven

Ludwig van Beethoven

© France2/culturebox/capture d'écran

A la Philharmonie de Paris, l'exposition "Ludwig Van" donne en ce moment un vaste aperçu du génie de Beethoven. Le compositeur allemand a révolutionné la musique classique et deux siècles après sa mort on mesure toujours plus son audace, son talent visionnnaire

Quand il meurt en 1827, Ludwig Van Beethoven est "une star" adulée. 30 000 personnes se pressent pour assister à ses funérailles. On est loin du terrible anonymat dans lequel un autre génie, Mozart, a été enterré.

Génie précoce, Ludwig Van Beethoven a composé 9 symphonies, huit concertos, 32 sonates pour piano, 17 quatuors à cordes et plus d'une centaine d'autres oeuvres.

Un crayon entre les dents pour composer

A la création de la 9e symphonie en 1824, Beethoven, sourd, n'entend pas l'ovation du public. Il est atteint de surdité depuis l'âge de 26 ans. Comment a-t-il fait pour continuer à composer?

Il serrait un crayon entre ses dents qui lui permettait de ressentir les vibrations des notes par résonnance.

Reportage : V.Gaget, M.Dreujou, L.Calvy, M.Laporte, G.Lancien

https://videos.francetv.fr/video/NI_838199@Culture


Quand, en 1956 Chuck Berry compose "Roll over Beethoven" et que le tube est repris par les Beatles au début des années 60, c'est un hommage que le rock naissant rend à l'un des plus grands compositeurs de l'Histoire. Et quand, en 1973, Electric Light Orchestra reprend à sa façon le hit de Chuck en l'agrémentant de références à la 5e symphonie entre les couplets cela fait hérisser quelques poils mais c'est une façon de dire "voilà ce que la musique d'aujourd'hui vous doit cher Ludwig Van."

La 5e symphonie, c'est LE TUBE planétaire de Beethoven interprété par les plus grands chefs mais aussi martyrisé dans des pubs clin d'oeil.

Pour le pianiste et chef d'orchestre Christian Zacharias qui plaque les accords mythiques sur son clavier avec un énorme sourire : "Pour le dire très clairement, Beethoven est le premier à introduire la force, la pure force, la détermination dans la musique".

Beethoven adepte de la "dissonance brutale"

Et pourtant, même si la 5e est un immense tube, c'est la symphonie n°3 dite Héroïque qui est considérée comme la meilleure symphonie de tous les temps si l'on en croit un sondage réalisé cet été par la BBC auprès de 150 chefs d'orchestre. Et la 9e symphonie est classée... deuxième. Preuve supplémentaire du génie du maître allemand.

Beethoven a bousculé les codes. Il a écrit neuf symphonies bien plus longues que celles de ses contemporains en s'affranchissant des règles de la composition avec une audace folle pour l'époque : "Tout d'un coup, il superpose différentes harmonies, décrypte Christian Zacharias toujours aussi enthousiaste. Parfois il y a un clash énorme. C'est la dissonance pure, brutale. Les dernières oeuvres, c'est presque la musique du XXe siècle"


Pour percer le mythe Beethoven, rendez-vous à la Phlharmonie où l'expo "Ludwig Van" raconte l'histoire de cette icône de la musique