Les Frivolités Parisiennes ressuscitent l'opéra-comique "La Sirène" à Compiègne

Par @Culturebox
Publié le 26/01/2018 à 12H26
Jeanne Crousaud est la sirène de l'opéra d'Auber

Jeanne Crousaud est la sirène de l'opéra d'Auber

Le théâtre impérial de Compiègne accueille ce soir un trésor oublié : "La sirène". L'oeuvre de Daniel-François-Esprit-Auber n'a pas été jouée depuis plus d'un siècle. La compagnie Les Frivolités Parisiennes, en résidence à Compiègne, fait revivre cet opéra-comique. La mise en scène est signée Justine Heynemann. C'est la soprano Jeanne Crousaud qui tient le rôle exigeant de la Sirène.

Créé par Daniel-François-Esprit-Auber en 1844 l'opéra-comique "La Sirène" a fait le bonheur des théâtres parisiens au XIXe siècle. La compagnie Les Frivolités Parisiennes qui s'attache à rendre ses lettres de noblesse à ce répertoire de l'opéra-comique et de l'opéra-bouffe a choisi, en résidence à Compiègne, de remettre dans la lumière cette pépite.

Reportage : France 3 Picardie J. Delance / G. Payen / I. Debraye

https://videos.francetv.fr/video/NI_1172393@Culture

Des oeuvres à succès

S'il s'est beaucoup inspiré à ses débuts de Rossini, Auber a créé son propre style pour nous laisser des oeuvres comme "Fra Diavolo", "Le Domino Noir" ou "Manon Lescaut". Avec la complicité de l'un des plus célèbres librettistes de l'époque, Eugène Scribe, il raconte cette histoire d'un directeur de théâtre qui s'est emparé de la voix d’une sirène cachée dans les montagnes d’Italie et qui se retrouve en butte à des contrebandiers.

Metteur en scène de théâtre, Justine Heynemann aborde pour la première fois l'opéra avec cette oeuvre méconnue : "Ce qui est intéressant c'est justement de faire découvrir l'oeuvre. Il s'agit d'abord d'être près du livret, près de la musique. Et puis il y a beaucoup de théâtre dans cette oeuvre, beaucoup de scènes jouées. C'est donc un travail collectif."

Un exercice de haut-vol pour la soprano

C'est la soprano Jeanne Crousaud des Frivolités Parisiennes qui tient le rôle de la Sirène. "C'est un rôle incroyablement agréable à chanter parce qu'on parcourt toute la tessiture du début à la fin. Il y a aussi une évolution intéressante qui conduit à un final de cinq pages de vocalises qui font parties des pages les plus difficiles du répertoire de soprano".


"La Sirène" est donnée ce soir au théâtre impérial de Compiègne avant de partir en tournée.