"L'Italienne à Alger" : le génie burlesque de Rossini à découvrir à Toulon

Par @Culturebox
Mis à jour le 12/04/2018 à 14H23, publié le 12/04/2018 à 14H21
"L'Italienne à Alger", de Rossini, à l'Opéra de Toulon

"L'Italienne à Alger", de Rossini, à l'Opéra de Toulon

© France 3 / culturebox / capture d'écran

Rossini n’avait que 21 ans quand il composa en 1813 "L'Italienne à Alger". Le succès fut immédiat pour cet opéra loufoque et... féministe. Cette grande farce burlesque a été qualifiée par Stendhal de "perfection du genre bouffe". A découvrir à l'Opéra de Toulon les 13, 15 et 17 avril 2018.

Mustafa est un chef de clan algérien las de son épouse qu'il veut offrir à son esclave et fasciné par une belle Italienne, Isabella. Laquelle va prendre les choses en main en se rendant à Alger. Amoureuse de l'esclave de Mustafa, elle va tout faire pour le faire libérer et s'enfuir avec lui, tout en faisant croire à son soupirant qu'elle est conquise.

Classique du genre

"L'Italienne à Alger" est un classique du genre bouffe. Une farce comique et énergique qui ne laisse pas de répit au spectateur. Une oeuvre mise en scène par l'Italien Nicola Berloffa, un habitué des collaborations avec l'Opéra de Toulon. 

Reportage : France 3 Var E. Ambrosini / J. Fuster / E. Malet

https://videos.francetv.fr/video/NI_1218849@Culture

Un opéra de jeunesse écrit en 20 jours !

Giocchino Rossini signe ici l'un des ses opéras les plus déjantés et loufoques. Une oeuvre de jeunesse, écrite en 20 jours à seulement 21 ans, qui est aussi considérée comme sa première comédie "développée". Un opéra en deux actes, alors que jusqu'à présent, ses opéras étaient très courts. Une comédie qui a connu un grand succès, d'abord à Venise, puis dans toute l'Italie.

Parmi les admirateurs, Stendhal, qui résuma ainsi cet opéra bouffe comme étant une "folie organisée et complète". Certains y voient aussi une oeuvre féministe. Isabella est une héroïne forte, qui choisit sa vie et l'homme qu'elle aime. Elle ne se laisse pas faire et réussit grâce à sa forte personnalité et non grâce à son physique.