Vladimir Cosma dirige ses oeuvres au Grand Rex

Par @Culturebox
Mis à jour le 23/03/2013 à 15H36, publié le 22/03/2013 à 11H58
Vladimir Cosma dirige ses oeuvres en version symphonique

Vladimir Cosma dirige ses oeuvres en version symphonique

© DR

Vladimir Cosma, compositeur des musiques parmi les plus célèbres du cinéma français dirige ses œuvres en public samedi et dimanche au Grand Rex, à Paris. Pour lui, la composition de musiques de films s’inscrit dans la ligne de la musique classique. On lui doit les bandes originales de nombreuses comédies, comme « le grand blond… », « Un éléphant ça trompe… » ou « le château de ma mère ».

Né à Bucarest en 1940, Vladimir Cosma, a commencé dans la musique de films en assurant les arrangements de bandes originales signées Claude Bolling ou Michel Legrand. C’est grâce à l’impossibilité de ce dernier d’assurer la composition de celle d’ «Alexandre le bienheureux » qu’il compose sa première œuvre originale pour le cinéma. Le cinéaste Yves Robert lui restera d’ailleurs fidèle pour le reste de sa carrière.

Reportage : O.Pergament, P.Gibault, G.Pinol, N.Hayter

https://videos.francetv.fr/video/NI_144691@Culture

 Omniprésent depuis 1968
Vladimir Cosma, sans lien de parenté avec l’autre grand compositeur de musique de films d’origine roumaine Joseph Kosma, est depuis 1968 l’un des auteurs de bandes originales les plus assidus du cinéma français, mais aussi de la télévision. Il a signé plus de deux cents BO. Si sa musique accompagne souvent des comédies (Le grand blond avec une chaussure noire, Rabbi Jacob ou Inspecteur La Bavure), il compose aussi pour des drames ou des films d’aventure (Le bar du Téléphone, Le prix du danger, Diva, Dupont-Lajoie).
 Outre Yves Robert, Cosma a travaillé pour de nombreux cinéastes comme Jean-Pierre Mocky, Edouard Molinaro, Claude Pinoteau, Francis Veber, Yves Boisset ou Gérard Lauzier.
 
La BO du film d'Yves Robert "La gloire de mon père"
Multirécompensé
Vladimir Cosma a reçu deux césars de la meilleure musique originale, en  1980 pour « Diva » de Jean-Jacques Beineix et en 1983 pour « Le bal » d’Ettore Scola. Depuis 1981, il ne se passe quasiment pas une année sans que son travail se voit récompensé à un titre ou un autre.
 
Tradition classique
Mais Cosma ne se limite pas à composer des dizaines d’œuvres pour le cinéma et la télévision. Il signe aussi des partitions d’opéras et de comédies musicales, il transforme certaines de ses musiques de films pour les adapter à des orchestres d’harmonie ou symphoniques qu’il dirige lui-même comme cela vient d’être le cas au Grand Rex à Paris. Il signe également des œuvres chantées pour voix solo ou orchestre et chœurs ainsi que des œuvres de musique concertante.

Au Grand Rex à Paris, les 23 et 24 mars 2013