Virgin : un nouveau délai pour les offres de reprise

Par @Culturebox
Publié le 23/05/2013 à 17H58
Les salariés de Virgin, en redressement judiciaire, manifestent devant la tribunal de commerce de Paris (23 mai 2013)

Les salariés de Virgin, en redressement judiciaire, manifestent devant la tribunal de commerce de Paris (23 mai 2013)

© Matthieu Rater / AFP

Le tribunal de commerce de Paris a accordé jeudi un nouveau délai, jusqu’au 10 juin, pour l’examen des offres de reprise de Virgin. Il a par ailleurs fixé un nouveau délai au 5 juin pour le dépôt d’éventuelles nouvelles offres, celles qui ont été faites n’étant pas jugées satisfaisantes.

Par ailleurs, Butler Capital Partners, principal actionnaire de Virgin, a annoncé qu’il entendait doubler sa participation au plan social prévu pour les 960 salariés de l’enseigne pour la porter à deux millions d’euros.
 
Virgin, qui compte 960 salariés, est en redressement judiciaire depuis la mi-janvier.
 
Les offres présentent des solutions très partielles
La semaine dernière, le principal candidat à la reprise, Rougier et Plé avait retiré son offre faute d'avoir pu négocier avec les bailleurs, avaient  annoncé les syndicats. La société d'arts créatifs avait proposé de reprendre 11 des 26 magasins Virgin.

Selon les syndicats, parmi les offres déposées figurent une offre du spécialiste des loisirs créatifs Cultura, portant sur deux magasins - Avignon  (17 postes) et Marseille (35 postes) - et une de Vivarte (groupe multi-enseignes de prêt-à-porter et chaussures) portant sur 10 sites et  proposant 173 postes dans l'activité vente textile.
 
Les salariés manifestent
Aucune offre ne propose de reprendre le magasin des Champs-Elysées, devant lesquels 150 salariés se sont rassemblés jeudi matin, avant d'investir les locaux de Butler Capital Partners, puis de manifester devant le tribunal de commerce. Portant le fameux gilet rouge de Virgin, ils demandaient un sursis du tribunal de commerce et une amélioration des conditions de départ.
 
Le budget alloué au futur plan social est aujourd'hui de 5 millions, soit "5.000 euros par tête de pipe", a noté Guy Olharan, le porte-parole de l’intersyndicale (CFTC, CFE-CGC, CGT, FO et Sud). "Imaginez ce que c'est pour des gens qui ont donné 25 ans de leur vie pour certains."
 
"Tout notre combat aujourd'hui tourne autour de la mise en place d'un plan social digne. Il nous faut un minimum de 15 millions d'euros", a souligné le syndicaliste. On est loin du compte, malgré la rallonge consentie par Butler.
 
En 2008, Lagardère qui détenait 100% de Virgin France, en avait cédé 80% au fonds Butler Capital Partners (BCP). Lagardère en détient toujours 20%.