Vieilles Charrues

du 19 au 22 juillet 2018

Vieilles Charrues : le concert monstrueux de Gorillaz avec l'album "The Now Now"

Mis à jour le 23/07/2018 à 17H12, publié le 23/07/2018 à 12H49
Damon Albarn et ses musiciens ont mis le feu aux Vieilles Charrues le 21 juillet

Damon Albarn et ses musiciens ont mis le feu aux Vieilles Charrues le 21 juillet

© PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP

Bientôt vingt ans de carrière et pas une ride pour 2D, Murdoc, Russel et Noodle. Le quatuor virtuel de Gorillaz et leurs musiciens en chair et en os étaient au Vieilles Charrues le samedi 21 juillet. Sans doute le concert le plus attendu du week-end. A venir sur Culturebox le live de Gorillaz à Lollapalooza 2018.

Une heure avant le début du show, des milliers de spectateurs s'amassent déjà sur la pente herbeuse menant à la scène Glenmor, dotée d'écrans géants. Il faut dire que les Britanniques de Gorillaz ne font pas les choses à moitié. Menés par Damon Albarn, une équipe d'une douzaine de musiciens, chanteurs et choristes ont donné vie aux clips animés par James Hewlett, l'autre moitié historique du groupe. Indissociables, comme toujours, personnages animés et musiciens bien réels ont assuré un spectacle sans fausse note. Micro(s) en main, Albarn arpente la scène, s'agenouille, se relève, joue la tristesse ou la colère, puis retourne s'assoir à son clavier lorsqu'il laisse la parole à ses chanteurs et rappeurs.

C'est maintenant, maintenant

Riche de son histoire, le groupe a livré des morceaux issus de ses différentes périodes, notamment des extraits de "Demon Days" ("Dirty Harry" et son clip au milieu du désert) et "Plastic Beach" (avec "On Melancholy Hill" ou "Stylo"). Mais il était aussi là pour dévoiler les nouvelles chansons de son album "The Now Now", sorti le 29 juin. Des chansons comme "Hollywood", sur laquelle Snoop Dog a posé sa voix par écran interposé.
A l'aise, Damon Albarn n'a pas hésité à cabotiner avec ses spectateurs bretons, qu'il a tenté de saluer dans leur langue à la clôture du concert, d'un timide "Noz vat" ("bonne nuit"). A la recherche de la bonne prononciation, il est allé jusqu'à quémander l'avis du public d'un "who speaks breizh ?" ("qui parle breton ?") désespéré. Et de rester beau joueur malgré son échec : "J'aurais essayé !"

Sans vouloir ressusciter les vieilles rivalités, Liam Gallagher, du groupe Oasis, lui aussi présent à Carhaix la veille, ne s'est pas donné tant de mal.