Victor Bosch, producteur à succès, ouvre une salle de spectacles près de Lyon

Par Franck Giroud @Culturebox

Rédacteur en chef adjoint de Culturebox

Mis à jour le 10/01/2013 à 18H35, publié le 10/01/2013 à 18H08
La nouvelle salle du Radiant-Bellevue

La nouvelle salle du Radiant-Bellevue

© Radiant-Bellevue

En ces temps d’économies, ce n’est pas si souvent qu’une salle de spectacle de grande capacité ouvre ses portes. C’est le cas dans l’agglomération lyonnaise avec le Radiant-Bellevue (et sa jauge maximale de 2 450 place) qui accueillera Christophe ce 12 janvier pour son ouverture. Voilà qui méritait d’être salué. A sa tête, Victor Bosch, 62 ans producteur entre autres de Notre Dame de Paris

L’homme, est toujours debout et tient aujourd’hui sa revanche. A quelques encablures de la salle de concert qu’il a fondée en 1989, et dont il a été débarqué en 2010, il donne un coup de fouet à une salle de périphérie lyonnaise un rien endormie, rebaptisée désormais le Radiant –Bellevue.

Victor Bosch compte bien profiter de la situation. Installée en plein cœur de Caluire-et-Cuire aux portes de Lyon, il souhaite jouer avec le Radiant-Bellevue la carte d’une programmation populaire et éclectique, allant jusqu’à rêver un Olympia à la lyonnaise.
Victor Bosch

Victor Bosch

© Didier Michalet
 Victor Bosch est loin d’être un inconnu dans le landernau de la chanson et des spectacles grand public. Petit à petit ce grand gaillard à la voix de stentor et à la carcasse de boxeur a tanné son cuir autour des scènes musicales françaises.

Batteur d’un groupe de rock progressif, Pulsar, qui a eu ses heures de gloire dans les annnées 70. Puis au rendez vous de la création de la Biennale de la danse dans les années 80 en tant que régisseur général, il se forge un savoir-faire d’organisateur de spectacles.
C’est sur cette expérience qu’il sera sollicité par la municipalité de Lyon juste avant les municipales de 1989 pour créer une nouvelle salle de concert, dans une ancienne usine, le Transbordeur. William Sheller, un soir, la Mano Negra le lendemain, les concerts d’ouverture sont à l’image du programmateur, touche à tout.

Un producteur inspiré
Pour preuve le Transbordeur ne sera que l’une de ses activités, car en parallèle il produit des chanteurs, comme Francis Cabrel. Et puis un rien joueur, il fait un jour un drôle de pari : relancer la comédie musicale à la française. Tout c’est jouer à la fin d’un bal de la Biennale de la danse qui s’est tenu dans la salle du Transbordeur en septembre 1996. Le directeur de la Biennale de la danse, Guy Darmet, présente à Victor Bosch, Luc Plamondon. L’artiste, après le succès de Starmania, s’est cassé les dents après deux flops dont celui de « la légende de Jimmy ». Il a un projet d’adaptation de l’histoire de « Notre dame de Paris », mais personne n’en veut. Victor Bosch se lance à fond dans le projet de coproduction du spectacle : résultat 10 millions d’albums et 5 millions de spectateurs.
Par la suite il y aura des hauts et des bas avec d’autres comédies musicales, comme « Le petit prince » ou « Kirikou ». Et puis après 20 ans à la tête du Transbordeur, Victor Bosch est remercié. Son sang espagnol ne fait qu’un tour. Il vit très mal cette sortie. Mais il continue ses affaires d’organisation de concerts, notamment avec Laurent Voulzy.

Un beau carnet d'adresses
Aujourd’hui en prenant la direction d’une nouvelle salle, il fait jouer son carnet d’adresse, Astérios à Paris, la casa musicale à Lyon. Son appétit toujours enthousiaste de faire venir le plus grand nombre est relancé. Laurent Voulzy sera d’ailleurs à l’affiche d’une des premières dates du de cette demie saison du nouveau Radiant Bellevue. Christophe, Voulzy, Jane Birkin, Stéphane Eicher, Cali ou les BB Brunes, la chanson toujours et encore. Et Victor Bosch l’affirme haut et fort : « c’est la couleur de cette salle, chansons et musiques ».  Mais aussi théâtre et danse. Ses années biennale ont laissé des traces, avec notamment la compagnie Käfig à l’affiche en mars.
C'est  Christophe qui inaugurera le Radiant-Bellevue le 12 janvier

C'est  Christophe qui inaugurera le Radiant-Bellevue le 12 janvier

© Lucie Bevilacqua.
Au total une cinquantaine de noms à l’affiche de cette première salve. Dans sa manche un atout maître la jauge des salles de ce nouveau Radiant-Bellevue sur laquelle il a influé au moment des travaux. Le grand Radiant de 650 à 2450 places et la petite Bellevue de 100 à 240 places vont lui permettre de jouer sur tous les tableaux, talents reconnus et en devenir. Il est maintenant doté d’un nouvel outil pour son nouveau pari, et attendu sur l’agglomération lyonnaise en mal d’un accueil de qualité pour ce type de spectacles souvent délaissés par les autres salles. Premier bilan en juin prochain, en somme, au moment de la fête de la musique.
 
Brasil de la Cie Kafig les 12 et 13 mars 2013 au Radiant-Bellevue

Brasil de la Cie Kafig les 12 et 13 mars 2013 au Radiant-Bellevue

© Michel Cavalca
 
Radiant-Bellevue à Caluire-et-Cuire (69), ouverture avec Christophe 12/01, Laurent Voulzy 16/01, Jane Birkin 17/01, Trio Wanderer 18 au 20/01, Le bourgeois gentilhomme avec François Morel du 25 au 27/01.
Le reste d'un programme très alléchant est ici