Prince : pas de poursuites pénales à l'issue de l'enquête sur sa mort

Publié le 19/04/2018 à 20H46
Prince en concert à Paris, au Princes, le 16 juin 1990

Prince en concert à Paris, au Princes, le 16 juin 1990

© Bertrand Guay / AFP

La justice américaine a indiqué jeudi qu'elle n'engagerait pas de poursuites pénales au terme de l'enquête sur les circonstances de la mort de Prince, faute d'avoir pu établir comment il s'était procuré l'analgésique qui a provoqué son décès il y a presque deux ans jour pour jour.

Le chanteur américain est mort à 57 ans le 21 avril 2016, victime d'une overdose de fentanyl, un analgésique très puissant, qu'il avait ingéré par erreur, pensant qu'il s'agissait d'un médicament antidouleur bien moins dosé.

"Sans mobile et sans suspect identifié"

"Sans mobile et sans suspect identifié", la justice américaine "ne peut pas engager des poursuites pénales relatives au décès de Prince", a déclaré, lors d'une conférence de presse, Mark Metz, le procureur du comté de Carver, dont dépend Paisley Park, la résidence du chanteur, située non loin de Minneapolis.

Parallèlement, le ministère américain de la Justice a annoncé jeudi un accord amiable avec Michael Todd Schulenberg, le médecin qui avait traité Prince deux fois avant son décès. Celui qui avait admis avoir prescrit une ordonnance d'antidouleurs Percocet à un proche du chanteur tout en sachant que les médicaments lui étaient destinés a accepté de verser 30.000 dollars à la justice américaine. Il s'est également engagé à se soumettre à des contrôles renforcés durant les deux prochaines années, de nature à suivre ses prescriptions de médicaments sur ordonnance.

Mark Metz a rappelé, lors de la conférence de presse, que l'enquête avait établi que les médicaments prescrits par le Dr Schulenberg n'étaient pas à l'origine de la mort du musicien.