Donald Trump exploite une chanson soul d'Al Wilson pour dénoncer l'immigration

Par @Culturebox
Publié le 24/02/2018 à 11H08
Donald Trump s'exprime devant ses amis conservateurs réunis à la conférence CPAC, à National Harbor, près de Washington (23 février 2018)

Donald Trump s'exprime devant ses amis conservateurs réunis à la conférence CPAC, à National Harbor, près de Washington (23 février 2018)

© Saul Loeb / AFP

Le président américain Donald Trump s'est lancé vendredi dans la récitation du texte d'une chanson du soulman Al Wilson (1939-2008) devant le gratin des conservateurs américains réunis près de Washington, utilisant l'image du serpent dont parle ce titre dans le but de dénoncer l'immigration.

Sortant de sa poche un papier, Donald Trump a lu les paroles de "The Snake" (le serpent) d'Al Wilson, qui narre l'histoire d'une femme recueillant un serpent affaibli avant de se faire piquer mortellement par le reptile ingrat. Cette chanson, popularisée par Wilson en 1968, a été écrite en 1963 par Oscar Brown Jr (1926-2005), chanteur, acteur, poète et activiste des droits civiques. Le texte est inspiré de la fable d'Ésope "Le Fermier et la vipère".

"Tu savais très bien que j'étais un serpent avant de me ramener chez toi", a ainsi déclamé le président devant les participants de la conférence CPAC, grand rendez-vous annuel des conservateurs. "Pensez à cela en termes d'immigration", a-t-il poursuivi pour ne laisser aucun doute sur les raisons de son envolée lyrique.
Al Wilson : "The Snake" (Oscar Brown) - avec ses paroles anglaises
Lors de la campagne présidentielle de 2016, l'hôte de la Maison blanche avait déjà lu des passages de cette chanson en meeting.

Trump s'en prend au décret "Daca" de Barack Obama

Plus concrètement, Donald Trump est revenu durant son discours d'une heure, sur le décret "Daca" mis en place par Barack Obama pour protéger d'expulsion de nombreuses personnes arrivées enfants aux États-Unis. Le président propose une solution pour ces personnes dont les parlementaires démocrates défendent le sort, en échange du financement du mur controversé qu'il a promis d'ériger à la frontière avec le Mexique.

"Les démocrates sont totalement insensibles, ils ne veulent rien faire à propos du Daca", s'est emporté le milliardaire. "Une nation forte doit avoir des frontières solides", a-t-il asséné.