U2, Dominique A, Tryo : les artistes interpellent le G8 en chansons

Par @Culturebox
Mis à jour le 11/06/2013 à 18H53, publié le 11/06/2013 à 18H52
Bono discute de la pauvreté,  à Washington en novembre 2012.

Bono discute de la pauvreté,  à Washington en novembre 2012.

© Mandel Ngan / AFP

Les chansons peuvent-elles changer le monde ? L'ONG fondée par Bono, ONE, le pense. Elle lance une campagne avec une cinquantaine d'artistes pour appeler en musique les dirigeants politiques à lutter contre la malnutrition et l'opacité financière lors du prochain G8.

Cali reprend U2, Dominique A choisit Ferrat...
Cali, Tal, Zaza Fournier, Tryo, Dominique A, Disiz, mais aussi Sting, Mumford and Sons, Will.I.Am, Amadou et Maria et Rokia Traoré entre autres, ont accepté de reprendre des chansons engagées emblématiques dans des vidéos en ligne sur le site de l'organisation.

Au menu : des "protest-songs" telles que "Sunday Bloody Sunday" de U2 reprise par Cali, "London Calling" de The Clash interprétée par Babylon Circus, "Working Class Hero" de John Lennon, revue par Daby Touré, "Hexagone" de Renaud chantée par Zaza Fournier ou encore "Frederico Garcia Lorca" de Jean Ferrat reprise par Dominique A.
One présente l'opération "le pouvoir des protest songs"

Une pétition en ligne
Les internautes sont appelés à rejoindre ONE et à signer la pétition avant le prochain sommet du G8 qui se tient les 17 et 18 juin au Royaume-Uni.

ONE demande à cette occasion aux dirigeants de soutenir la lutte contre la malnutrition et de s'engager vers davantage de transparence, par exemple en renforçant les règles auxquelles sont soumises les sociétés pétrolières et minières et en mettant un terme à l'opacité des sociétés écrans.

D'ici dimanche, la pétition sera remise aux leaders politiques, qui recevront également un disque vinyle regroupant certaines chansons, accompagné
d'un message.   

"Il faut que la jeunesse se réveille"
"On espère que ce sera un éveil des consciences. Il faut que la jeunesse se réveille, qu'elle réalise qu'elle a le pouvoir de changer les choses. Souvent
les gens ont tendance à être des acteurs passifs, à vouloir sauver ce qui reste à sauver et à ne pas regarder vers le futur", a expliqué Guillaume Grosso, directeur de ONE en France lors d'une conférence de presse.

"Nous, on est là pour dire +c'est à vous de créer, tout le monde doit frapper à la porte, en scène citoyens !+", a témoigné Cali. "Notre rôle d'artiste, c'est de témoigner de l'état du monde et aussi de montrer aux gens qu'ils ont aussi la possibilité de faire entendre leur voix,  que ça ne nous est pas réservé", a ajouté Zaza Fournier.