Thom Yorke se met à la danse contemporaine dans son nouveau clip

Par @Nijikid
Journaliste, responsable de la rubrique Rock-Electro-Rap de Culturebox
Mis à jour le 01/03/2013 à 18H41, publié le 01/03/2013 à 16H24
Thom Yorke et la danseuse japonaise Fukiko Tagase dans le clip "Ingenue" du projet Atoms For Peace.

Thom Yorke et la danseuse japonaise Fukiko Tagase dans le clip "Ingenue" du projet Atoms For Peace.

© XL Recordings

Le chanteur de Radiohead n'en finit plus de se lâcher et d'étonner ces derniers temps. Dans le tout nouveau clip (ci-dessous) de son projet Atoms For Peace, Thom Yorke effectue un duo en compagnie de la danseuse Fukiko Takase, sur une chorégraphie de Wayne McGregor, pointure de la danse contemporaine. Cette passion de Thom Yorke pour la danse n'est pas nouvelle. Elle le tenaille depuis toujours.

La même équipe que pour "Lotus Flower"
Cette vidéo d'"Ingenue" a été réalisée avec la même équipe que celle de "Lotus Flower" (ci-dessous) de Radiohead (extrait du dernier album "The King of Limbs" paru en 2011) où la transe de Thom Yorke avait déjà fait sensation. 

Pour "Ingenue" de Atoms For Peace, le réalisateur Garth Jennings est à nouveau aux manettes, de même que le chorégraphe britannique Wayne McGregor, qui dirige la compagnie Random Dance et a créé des ballets pour le London City Ballet mais aussi pour l'Opera de Paris, la Scala de Milan et le New York City Ballet. Il a aussi travaillé sur les films de Harry Potter.

"Wayne McGregor "est quelqu'un de très ouvert", disait récemment à son propos Thom Yorke dans une interview fleuve donnée aux Inrockuptibles. "Il aime travailler avec des gens qui ne sont pas forcément très ouverts à son domaine. Et j’adorais l’idée (pour "Lotus Flower") de subvertir un peu l’idée de vidéo dansée, de m’amuser du fait de ne pas être Beyoncé".


Danser est "un acte de méditation" pour Thom Yorke
La passion de la danse, Thom Yorke l'a "depuis toujours", ajoutait-il dans la même interview: "Je vais tout le temps dans des clubs, tout seul, depuis que j’ai 15 ans. Danser, dans mon cas, est un acte de méditation, quelque chose d’assez intime. Je ne peux pas m’en empêcher (...), c’est un besoin physique."

"On partage quelque chose de collectif et de très spécial avec les gens quand on danse dans un club. Et je préfère largement faire des concerts où je peux voir les gens danser, où j’ai aussi cette impression de partage. Les émotions sont alors, je pense, beaucoup plus profondes, intimes (...). Au final, la bonne dance music t’emmène quelque part où tu n’imaginais pas aller. Mais ce n’est pas propre à la musique électronique".