Muse aménage son super show au Stade de France

Par @Culturebox
Mis à jour le 19/06/2013 à 13H09, publié le 19/06/2013 à 12H27
Muse sur scène à Amsterdam le 4 juin 2013, avec Matt Bellamy (à gauche) et le batteur Dominic Howard.

Muse sur scène à Amsterdam le 4 juin 2013, avec Matt Bellamy (à gauche) et le batteur Dominic Howard.

© Paul Bergen / ANP / AFP

Muse s'installe pour deux soirs au Stade de France, vendredi et samedi, avec un show qui s'annonce pharaonique, à grand renfort d'acrobates, mais aussi et surtout la mise à contribution d'un robot géant, de Barack Obama, d'Angela Merkel et David Cameron...

Les deux concerts de vendredi et samedi au Stade de France affichent complets. Le groupe fera aussi escale au Stade Charles Ehrmann de Nice le 26 juin.

En six albums et presque vingt ans de carrière (depuis 1994), le trio originaire du Devon (sud-ouest de l'Angleterre) a pris une place de choix dans le monde de la musique, avec son rock lyrique et tourmenté, n'hésitant pas ces dernières années à verser dans l'emphase, voire le grandiloquent, en puisant dans le glam et en citant au passage des partitions classiques et d'opéra.
Muse : "Madness" (2012)
Son succès tient autant à ses tubes emblématiques ("Plug in baby", "Supermassive black hole", "Knights of Cydonia"...) qu'à un univers "geek" peuplé d'extra-terrestres et de théories du complot et qu'à une impressionnante maîtrise de la scène sur laquelle le charisme et la virtuosité du chanteur-pianiste-guitariste Matt Bellamy fait mouche à tous les coups.

Plus de 30 dates prévues dans le monde
Entamé fin mai au Royaume-Uni, "The 2nd Law Stadium Tour" est leur plus grande tournée des stades à ce jour, avec plus de 30 dates prévues à travers le monde. Les concerts qu'ils ont déjà donnés dans ce cadre ont été comparés par les critiques aux grandioses spectacles de U2, toujours visuellement très aboutis.

Sur scène autour de Matt Bellamy, Chris Wolstenholme (basse) et Dominic Howard (batterie), fusent les lasers et effets pyrotechniques, mais aussi un robot de 5 mètres de haut, des acrobates, des acteurs, des faux billets, des vidéos mettant en scène Angela Merkel, David Cameron et Barack Obama...

En 2010 déjà, Muse avait fait survoler le Stade de France par une soucoupe volante, lors de son premier passage dans l'enceinte pour deux soirées... En France, le trio possède depuis ses débuts une solide base de fans inconditionnels. Paru à l'automne, son dernier album, "The 2nd Law", s'est hissé parmi les dix meilleures ventes de l'année, avec 400.000 albums écoulés à ce jour.
Muse : "Supremacy" (2013)
"The 2nd Law", que Muse est déjà venu défendre en France cet automne lors d'un concert événement à L'Olympia puis à Bercy et en province, a été inspiré par la musique de cinéma, le dubstep, les années 80, les lois de la thermodynamique ainsi que la paternité. Porté par les singles "Survival" (hymne officiel des JO de Londres) et "Madness", il a cependant déconcerté une partie des fans et de la critique, Matt Bellamy reléguant au second plan le jeu de guitare sur lequel le groupe a en partie assis sa réputation.