Lou Reed : le dernier hommage des New-Yorkais

Par @Nijikid Journaliste, responsable de la rubrique Rock-Electro-Rap de Culturebox
Mis à jour le 15/11/2013 à 17H02, publié le 15/11/2013 à 15H50
Lou Reed

Lou Reed

© facebook.com/LouReed

Un peu plus de deux semaines après la disparition de Lou Reed, les fans ont afflué jeudi au Lincoln Center de New York, où était organisé un dernier hommage public au musicien. Pas de grand discours éploré ni de concert au menu : seule la musique a prévalu. Sous le soleil d'hiver.

Ambiance "Perfect Day" pour l'hommage à Lou Reed au Lincoln Center de New York le 14 novembre 2013.
"Juste sa voix et sa musique"
"Juste la voix de Lou, guitare, musique et chansons", annonçait le message posté mardi sur le compte Facebook du défunt. De 13h à 16h "seront joués les enregistrements sélectionnés par sa famille et ses amis", était il précisé.

Selon Rolling Stone, l'évènement s'est déroulé conformément à ce voeu de laisser la musique parler pour le musicien, mort le 27 octobre dernier à l'âge de 71 ans, à la suite d'une greffe du foie réalisée au printemps.

Les chansons de Lou Reed,  suivies chacune d'applaudissements de la foule, où se mêlaient jeunes et moins jeunes, étaient diffusées dans de gros hauts parleurs sur cette place de New York, une ville où il était né et à laquelle Lou Reed était très attaché.
Une plongée de 3 heures dans son oeuvre
Les trois heures d'hommage ont démarré avec la guitare électrique et la batterie de tonnerre qui ouvrait l'album "The Blue Mask" en 1982 et se sont refermées sur un extrait de son album expérimental "Metal Machine Music", incompris à sa sortie mais devenu culte depuis, notamment pour avoir ouvert les portes à la musique industrielle.

La playlist a navigué au coeur de sa riche discographie, à la fois au sein du Velvet Underground et en solo.  "Sunday Morning", "Femme Fatale", "Sally Can't Dance", "I'm Waiting for the Man", Pale Blue Eyes" ou "Sweet Jane" ont notamment été jouées, de même que les emblématiques "Sister Ray" (extrait de l'album du Velvet White Light/White Heat, 1968) et "Walk on the Wild Side" (sur son album en solo "Tranformer", 1962).

La veuve de Lou Reed, la musicienne et plasticienne Laurie Anderson, a fait une petite apparition discrète et a discuté avec une poignée de personnes présentes.  "Lou était un prince et un guerrier, et je sais que ses chansons sur la peine et la beauté du monde transmettront à beaucoup de gens la joie incroyable qu'il avait à vivre", a-t-elle écrit quelques jours après sa mort.
Lou Reed poétique dans son ultime interview
Dans son ultime interview (ci-dessous) réalisée le 21 septembre à New York (pour une marque de casques), Lou Reed évoquait notamment son amour du son. "Je suis très affecté émotionnellement par le son. Les sons c'est l'inexplicable, comme la lumière.", disait-il. 

"Le premier souvenir sonore c'est celui du battement de coeur de votre mère, pour chacun d'entre nous. On est élevé, depuis le moment où on est une cacahuète, en écoutant un rythme. (...) Et puis il y a les sons de la nature...Le son du vent. Le son de l'amour".