"Les disparus de la photo" : toute l'effervescence de la scène rock de Montbéliard dans un documentaire

Mis à jour le 24/05/2018 à 19H54, publié le 24/05/2018 à 19H49
Affiche du documentaire "Les disparus de la photo"

Affiche du documentaire "Les disparus de la photo"

© France 3 / culturebox / capture d'écran

Montbéliard 1995-2001 : l'âge d'or d'une certaine vision du rock. Un bouillonnement culturel, des concerts dans toute la ville, des groupes de talents et une vraie identité. C'est en quête que ce temps perdu que s'est lancé le réalisateur Jean-Phililppe Putaud, lui aussi ancien musicien. Il signe un documentaire "Les disparus de la photo" qui rassemble de nombreux témoignages.

Les amateurs de rock, punk, hardcore, de liberté d'entreprendre, de liberté d'expression et de liberté tout court devraient apprécier. Jean-Phillipe Putaud, professionnel de l'audiovisuel et ancien guitariste du groupe "Nothing to prove" a recueilli la parole d'une quarantaine de témoins privilégiés de cette période, 1995-2001, et rassemblé un grand nombre d'images d'archives pour ce documentaire "Les disparus de la photo". 

Reportage : France 3 Franche-Comté : C. Jeannin / R. Crumière / B. Renaux / M. Loir

https://videos.francetv.fr/video/NI_1240061@Culture

Un peu de nostalgie plane sur ce documentaire. Sur une époque pas si lointaine, à peine un quart de siècle, mais pourtant si différente par bien des aspects du monde dans lequel on vit. Aujourd’hui, la musique s'échange sur des plateformes internet, les musiciens sont aussi de bons gestionnaires et manient les réseaux sociaux. En 1995, on s'échangeait encore des vinyles, il y avait plus d' entre-aide selon certains ; et la musique, à Montbéliard, c'était pour une partie de la jeunesse la possibilité d'échapper, du moins dans sa tête, à une vie d'ouvrier chez Peugeot. "On voulait fuir l'usine. C'est sûr, c'est quelque chose qui faisait peur", explique Elie Hellbats, chanteur et guitariste du groupe "Hellbats". 

Débrouille et liberté

Pas faicle de faire de la musique dans une petite ville de l'Est de la France. "On s’échangeait beaucoup d'info. On s'entraidait tous un peu" raconte Kem Lalot, aujourd’hui programmateur des Eurockéennes de Belfort et ancien batteur du groupe "Well Spoted". "Il y avait des activistes qui avaient envie de faire bouger les choses. Mais il n'y avait rien de vraiment organisé, tout était fait un peu "à l'arrache". 

Le documentaire est sorti en mars 2018 et est diffusé dans quelques festivals. Un DVD doit sortir prochainement.